‹ Ménologe de la Compagnie de Jésus (volume 4)Chapitre 26 sur 362 · XV JUILLET. — P. PHILIPPE ORLANDI · texte numérisé non relu

XV JUILLET. — P. PHILIPPE ORLANDI

mains », et il rendit le dernier soupir. Il n'était âgé que de trente-trois ans, et en avait passé quinze dans la Compagnie.

Le P. Pierre Berna, son compagnon, travaillait depuis trois ans à l'évangélisation de la presqu'île de Salsette. Il avait encouru d'une manière particulière la haine des païens, à cause de son ardeur à prêcher la vraie foi et à renverser les idoles. Aussi s'acharnèrentils avec une rage inouïe sur ses restes sacrés. Ce généreux témoin de Jésus-Christ était dans la trente-troisième année de son âge et la sixième depuis son entrée dans la Compagnie.

Sacchinus, Histor. Soc. Jesu, part. 5* , lib. 2, n. 203 , p. 98 ; lib. 3, n. 177 seqq., p. 145 seqq. — Bartoli, Missione al gran Mogor. — d'Oul- TREMAN, Tableau.v des personnages signales de la Compagnie de Jésus . . . , Lyon., 1627, p. 446 et suiv. — Alegambe, Mortes illustres, p. 116 seqq., Pour les références., p. 229. — Nadasi, Annus dier. memor., 1.5» jul. , p. 29. — Drews, Fasti Soc. Jes., 15» jul., p. 271. — Sciiinosi, Istor. délia Provinc. di Napoli, t. 1, p. 174, 209 et suiv., 338, 466. — Pa- TRiGNANi, Menol., 15 luglio, p. 115. — Nieremeerg, Varones ilustres, t. 2, p. 214 et suiv. — Litter. ann. Societ. Jesu, anno 1583, p. 215. — P. SuAU, Les Bienheureux martyrs de Salsette, Rodolphe d'Acquaviva et ses compagnons. — Carayon, Bibliographie historique, n. J478, p. 210. — SoMMERvoGEL, BibUothèquc, t. 1, p. 491.

* Le quinzième jour de juillet de l'an 17S3 mourut à Rome le P. Philippe Orlandi. Après avoir occupé les chaires de philosophie et de théologie à Rome, à Frascati et à Florence, et avoir donné dans cette dernière ville les leçons d'Écriture Sainte au milieu d'applaudissements unanimes, il fut chargé du célèbre oratoire de

saint François-Xavier, dit le Caravità. Pendant vingt années de suite, il s'y fit entendre aux réunions du soir, au moins cinq fois par semaine; il parlait avec un zèle, une piété, et en môme temps avec une grâce et une distinction qui charmaient à la fois, dit l'auteur de sa notice, l'oreille, l'esprit et le cœur ; et, chose non moins extraordinaire, telle était la flexibilité de son talent, qu'il paraissait toujours présenter des pensées nouvelles et Iraitcr un sujet nouveau.

A ce ministère de la parole, le P. Orlandi joignait les différentes œuvres d'un apôtre, surtout les plus humbles, la confession, le soin des pauvres, la visite des hôpitaux. Animé d'une tendre piété, il aimait à prolonger ses visites à Notre-Seigneur, et entendait plusieurs messes tous les jours. Dans les dernières semaines de sa vie, ne pouvant plus marcher, il se faisait conduire chaque matin chez son confesseur, afin de purifier de plus en plus son âme par la vertu de l'absolution, et ensuite à la chapelle, où il recevait le Corps de Notre-Seigneur. Il demeura fidèle à cette pratique jusqu'au jour même de sa mort. Le P. Orlandi expira pieusement, à l'âge de soixante-dix ans ; il en avait passé cinquante-et-un dans la Compagnie.

Libro dei dcfunti del Collcgio Romano (Archiv. nom.}.

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