‹ Ménologe de la Compagnie de Jésus (volume 4)Chapitre 27 sur 362 · XVI JUILLET · texte numérisé non relu

XVI JUILLET

Le seizième joiu' do juillet moururent saintement en Sicile, dans la maison professe de Palerme, le F. Coadjuteur Nicolas Babetta, l'an 1584, le P. Jean Toscano Ruggieri, l'an 1592, et le P. François Basilio, l'an 1G20.

Le F. Babetta n'avait que vingt ans et sortait à peine du noviciat, quand il fut subitement frappé par la mort, mais l'histoire de la Compagnie en Sicile lui donne en un seul mot ce bel éloge que l'on reconnaissait, à l'ordre et à l'exquise propreté de son office, ce délicat amour de la perfection en toute chose, qui ne veut rien donner de médiocre à Dieu.

Le P. Ruggieri, nommé Recteur de Monreale, à l'àgc de vingtcinq ans, se fit tellement aimer et estimer de ses inférieurs et des étrangers, que quatre de nos Pères Généraux le laissèrent pendant vingt-six ans, à deux reprises différentes, à la tète de ce collège. Sa vie se trouve résumée en ces trop courtes paroles : II était toujours le premier au travail, le dernier au repos, et ne comptait pour rien la faim et la soif, les intempéries et les veilles et tout ce qui pouvait le faire souffrir, dès qu'il s'agissait d'une seule ame, surtout d'un pauvre.

Enfin le P. Basilic passait pour le bienfaiteur des plus fervents

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monastères de Palerme, qu'il avait peuplés d'âmes d'élite, formées par lui d'avance à toutes les vertus, soit au tribunal de la pénitence, soit dans les congrégations de la sainte Vierge. Pour mieux témoigner son amour à la Reine du ciel, le P. Basilio récitait tous les jours son office, jeûnait rigoureusement la veille de ses fêtes, et honorait d'un culte spécial son très saint époux. Une de ses oraisons jaculatoires les plus familières, surtout lorsqu'il se réveillait pendant la nuit, était d'invoquer et de bénir la Très Sainte Trinité par ces paroles de l'Eglise : « Benedicta sit Sancta Trinitas ... » .' Mais sa principale dévotion avait pour objet la mort de Jésus en croix, dont le souvenir assidu l'animait sans relâche à se crucifier tous les jours jusque dans sa vieillesse.

F. Nicolas Babetta. — Alberti, Istoria délia Provinc. di Sicilia, p. - P. ToscANO RuGGiERi. — Aguilera, Hïstoria Provinc. SicuL, t. ï, p. 316.

P. François Basilio. — Nadasi, Ann. dier. memor.^ 16* yw^. , p. 32. — Aguilera, Histor. Provinc. Sicul. , t. 2, p. 122.

* Le seizième jour de juillet de l'an 1679, mourut à Turin le P. François de Malines, issu d'une noble et ancienne famille de Belgique, établie dans le Piémont. Il fut élevé à la cour parmi les pages de Charles-Emmanuel I*"", duc de Savoie. Le spectacle des joies et des honneurs du monde ne put le captiver. A la mort de son père, il abandonna sa riche succession à son frère cadet, et courut s'enfermer au noviciat de la Compagnie de Jésus. Dès ce moment, jusqu'au dernier jour de sa vie, dit la courte notice

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