XVI JUILLET. K. JOSEPH CASTIGLIONE. 6S
palais européens qui embellissaient les jardins de la maison do plaisance de l'empereur Kien-long-. Celui-ci lui témoignait la plus grande bienveillance. Souvent quand le Frère était à peindre, il venait s'asseoir auprès de lui et l'entretenait avec une sorte de familiarité. Le religieux se prévalut plus d'une fois de cette confiance pour lui présenter des mémoires en faveur des chrétiens ; et si le monarque, cédant à des influences hostiles, ne révoqua pas les édits, du moins les missionnaires continuèrent à jouir de quelque liberté dans sa ville capitale.
Le F'. Gastiglione eut une nouvelle preuve de cette faveur à l'occasion de sa soixante-dixième année. Kien-Iong voulut profiter de cette circonstance pour reconnaître ses services, en l'honoranl d'une manière éclatante et publique. Entre autres présents, il lui fit donner un tableau sur lequel il avait tracé lui-même quatre caractères qui contenaient l'éloge de l'humble religieux. Ces présents furent portés triomphalement à travers toute la ville jusqu'à la maison des Pères.
Le F. Castiglione ne survécut que peu d'années à ces honneurs. Après une longue vie consumée tout entière dans des travaux pénibles et ingrats, pour le seul amour de Dieu et des Ames, il expira doucement dans la soixante-seizième année de son âge et la cinquante-septième depuis son entrée dans la Compagnie.
Pfister, Notices biograph. et bibliogr., n° 288. — IIuc, Le Christianùme en Chine, t. 4, p. 71 et suiv. , I2G. — Pie Memorie del P. Tristano d'Attiniis, Modcna 1892 , p. hÇ). — Feller, Diclionn. historiij., t. 2, p. iOO.