‹ Ménologe de la Compagnie de Jésus (volume 4)Chapitre 331 sur 362 · XXVIII DÉCEMBRE. — F. ANTOINE SCAGLIA · texte numérisé non relu

XXVIII DÉCEMBRE. — F. ANTOINE SCAGLIA

douce joie ; il les accueillit comme une annonce de son prochain départ pour le ciel : « De plus, disait-il, il m'est permis maintenant de ne plus résister aux mouvements de la divine charité » . Cependant, à la pressante sollicitation des médecins qui espéraient beaucoup de l'air natal, le F. Scaglia fut envoyé au collège de Marsala, sa patrie. On put croire d'abord qu'il reviendrait à la santé, tant il recouvra promptement ses forces. Une plus terrible épreuve l'assaillit alors. Les membres de sa famille lui livrèrent coup sur coup les plus rudes assauts pour l'arracher à la vie religieuse. L'intrépide jeune homme se défendit vaillamment; il en vint à menacer ses importuns solliciteurs de ne plus même souffrir leur présence, et de ne plus voir en eux que des ennemis, s'ils osaient lui parler encore de se faire délier de ses vœux. Puis, sentant bien que toute nouvelle étude le briserait, il supplia humblement ses supérieurs de lui accorder le degré de nos Frères Coadjuteurs ; et sous les yeux mêmes de ses parents, durant le peu de mois qu'il vécut encore, le F. Scaglia remplit joyeusement l'office de portier au collège de Marsala : généreuse fidélité dans sa vocation très agréable à Notre-Seigneur et dont il fut récompensé à la mort par les plus douces consolations.

Aguilera, Hîstor. Provinc. Sicul., t. 2, p. 849.

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