‹ Ménologe de la Compagnie de Jésus (volume 4)Chapitre 335 sur 362 · XXX DÉCEMBRE. — F. LUC PARRINI · texte numérisé non relu

XXX DÉCEMBRE. — F. LUC PARRINI

ville de Messine avait de son crédit auprès de Dieu ; il était âgé de quatre-vingt-huit ans, et en avait passé cinquante-huit dans la Compagnie.

CoHDARA, Histor. Societ. Jesu, part. 6^ , lib. 14, n. 15, p. 278. — Aguilera, Histor. Prov. Sicul., t. 2, p. 248. — Santagata, Istor. délia Provinc. di Napoli^ t. 4, p. 564. — Patrignani, Menol., M die, p. 247. — Nadasi, Ann. dier. memor. , 31» dec, p. 352. — Drews, Fasti Soc. Jesu, 31* dec, p. 516. — Menol. Romano, 31 dec, p. 169.

* Le trentième jour de décembre de l'an 4680, parmi les Juvénistes de Saint-André du Quirinal, mourut en prédestiné le jeune Frère Scolastique Luc Parrini, bienfaiteur insigne du collège de Sienne. A dix-huit ans, la mort de son père et de sa mère l'avait laissé seul à la tête d'une brillante fortune. Une mission du célèbre P. Antoine Tommasini à Orbetello sa patrie, le détacha pleinement des vanités du monde ; il abandonna sa riche succession au collège voisin de Sienne, et fut admis au noviciat de Saint-André. Dès lors, il n'eut plus d'autre ambition que de devenir un saint. 11 avait apporté dans la religion une pureté d'âme admirable ; pour en augmenter de plus en plus l'éclat, il sollicita la faveur de se confesser tous les jours ; et comme cette demande ne provenait d'aucun scrupule ni trouble de conscience, le Père Maître voulut bien l'accueillir ; or les fautes dont il s'accusait avec une grande abondance de larmes, n'étaient le plus souvent, disait plus tard son A. I. — T. II. — 88.

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confesseur, que des vertus ou des marques de vertus, virtutes aut argumenta virtutum.

Après son noviciat, Luc Parrini fut appliqué à l'étude de la rhétorique. 11 y déploya toute l'ardeur que lui inspirait le désir d'accomplir la sainte volonté de Dieu et de se rendre un instrument utile entre les mains de la Compagnie. Mais une maladie de langueur vint bientôt l'arrêter. Les médecins conseillèrent de l'envoyer à Sienne respirer l'air natal. Le saint jeune homme conjura les supérieurs de le laisser à Saint-André ; il craignait de s'exposer aux assauts de ses proches et de mettre sa vocation en péril ; il aimait mieux mourir. Quand vint l'heure suprême, il manifesta sa joie de la manière la plus touchante ; il demanda lui-même qu'on récitât auprès de sa couche les prières de la recommandation de l'âme. Lorsqu'elles furent terminées, il arrêta longtemps ses yeux sur le crucifix avec une indéfinissable expression de confiance et d'amour ; puis on l'entendit murmurer : « Je meurs, je vais au ciel ». Et il remit son âme innocente entre les mains de Dieu. 11 n'avait pas encore vingt-et-un ans.

Selecta ad Litteras annuas ex Romana probationis Domo \Archw. Rom. Necrol. Provinc. Roman, j. — Patrignani, Menol., 30 die, p. 245.

* Le trentième jour de décembre 1741, mourut au collège de Salemi, en Sicile, le P. Stanislas-Marie Salina, né à Rome, mais élevé dès sa plus tendre enfance à Palerme. Le charme de ses manières, la beauté aimable de ses traits l'exposèrent plus d'une fois

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