‹ Ménologe de la Compagnie de Jésus (volume 4)Chapitre 50 sur 362 · XXVII JUILLET · texte numérisé non relu

XXVII JUILLET

Vers le vingt-septième jour de juillet, moururent saintement à Messine les Frères Coadjuteurs Pascal Gorromese en 1570 ; Santo PizziMENTi et Jules Cherico en 1571 ; et dans la maison professe de Palerme, en 1595, le F, François Fuda.

Le F. Gorromese avait reçu de Notre-Seigneur deux insignes dons, en récompense de sa modestie, de son obéissance sans bornes et de son amour du silence : ce furent une intime familiarité avec Dieu dans les exercices de la vie intérieure ou extérieure ; et la grâce d'une conversation toute sainte et pleine de charmes qui triomphait même des pécheurs les plus obstinés.

Le F. PizziMENTi était renommé surtout pour sa patience, et ne trouvait rien de pénible dans les travaux dont on le chargeait au service de ses frères et de Jésus-Christ.

Le F. Cherico, l'un des plus jeunes Coadjuteurs de Messine, après avoir montré une incroyable générosité à se vaincre, trouva la mort en soignant ses frères malades, et fut la glorieuse victime de son attrait pour l'humilité et la charité.

Enfin le F. Fuda, religieux d'une haute vertu, comme l'atteste le P. Aguilera, eut le courage, peut-être le plus difficile, de triompher du respect humain et des moqueries de ses propres frères.

102 MÉNOLOGE S. J. — ASSISTANCE d'iTALIE.

Car plusieurs de ceux-ci, tâchant de résister au décret qui ordonnait de raccourcir les soutanes des Frères Coadjuteurs, le raillèrent cruellement de son obéissance. Mais Notre-Seigneur le récompensa libéralement par les délices qu'il lui fit toujours goûter depuis lors, surtout dans l'oraison et la sainte communion.

F. GoRBOMESE. — Alberti, Istorïa délia Provinc. di Sicilia, p. 242.

F. PizziMENTi. — Id., Op. cit., p. 245.

F. Cheuico. — Id., Op. cit., p. 245.

F. FuDA. — Aguilera, Histor. Provinc. Sicul., t. i, p. 242. — Litter.

ami. Soc, anno 1595, p. 59.

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