II AOUT
Le deuxième jour d'août de l'an 1620, mourut à Messine sa patrie, le P. Jacques Carybdès, le promoteur infatigable du culte des premiers martyrs Bénédictins en Sicile, saint Placide et ses compagnons. Ce fut grâce à ses laborieuses démarches, que le Souverain Pontife Paul V reconnut l'authenticité de leurs reliques et permit de les honorer. Il obtint même par ses prières que, la veille de cette solennelle décision, les glorieux athlètes de Jésus-Christ assurassent par un miracle le succès de leur propre cause ; en effet, ils guérirent instantanément le cardinal Vincent de Gonzague, qui devait le lendemain prendre la parole en présence des cardinaux, et leur avait demandé lui-même sa guérison, en témoignage de la vérité des assertions du P. Carybdès. Neuf ans plus tard, les saints martyrs semblèrent vouloir témoigner, d'une manière non moins éclatante, leur reconnaissance à celui qui les avait fait si bien honorer sur la terre, en l'appelant à la gloire des bienheureux, la veille du jour où Messine célébrait l'invention
de leurs corps.
Le P. Carybdès était à la fois orateur, poêle, philosophe et théologien. 11 occupa longtemps les principales chaires comme les pr'incipales charges de sa Province. Un trait de sa vie montre à