XII AOUT. F. VINCENT SACCANO
main. Mais bientôt le climat et l'ardeur qu'il mettait à tous ses devoirs l'épuisèrent ; une veine se brisa dans sa poitrine, et il dut retourner en Sicile, épuisé par la perte de flots de sang. Son unique sollicitude en un si déplorable état, fut de mettre toute sa joie en ce que Notre-Seigneur se plairait à faire de lui. « Grâce à Dieu, tout va bien, répondait-il à ceux qui venaient s'informer de sa santé ; et je ne vois rien, en vérité, qui puisse me causer la moindre peine ». Dieu cependant permit au démon de l'attaquer sur son lit de mort parmi les angoisses de l'agonie. Le F. Saccano poussa un cri de détresse, et supplia tous ceux qui l'assistaient de combattre avec lui l'ennemi des Ames. Les uns jetaient de l'eau bénite, les autres l'encourageaient à haute voix ou priaient autour de sa couche. La lutte enfin s'apaisa, et peu de moments avant d'expirer, le moribond retrouvant toute sa sérénité : « Béni soit le Seigneur », dit-il ; puis regardant autour de lui avec un aimable sourire : « Oh ! qu'il est doux, ajouta-t-il, d'être environné et secouru par ses Pères et Frères quand on va rendre son âme à Dieu » !
Alberti, Istoria délia Provinc. di Sicil., p. 580 et suiv. — Patrignani, MenoL, 7 sett., p. 39.