‹ Ménologe de la Compagnie de Jésus (volume 4)Chapitre 93 sur 362 · XVII AOUT. — P. JOSEPH-MARIE GENOVESE · texte numérisé non relu

XVII AOUT. — P. JOSEPH-MARIE GENOVESE

De l'amour de Notre-Seigneur et de sa sainte Mère, comme d'une source féconde, jaillirent dans le cœur du P. Genovese les plus belles A'ertus : un zèle ardent qui lui fît supporter pendant près d'un demi-siècle les plus rudes travaux ; une charité si délicate et si dévouée pour ses pauvres Indiens, qu'on l'appelait leur mère ; une chasteté angélique protégée par une rigueur de mortification qui jeta dans la stupeur, quand on trouva après sa mort ses instruments de pénitence couverts de sang.

La réputation de ce grand serviteur de Dieu avait traversé les mers. On raconte que de son vivant même, plusieurs grâces miraculeuses furent obtenues à Palerme, au seul contact d'une de ses lettres. Le P. Genovese travaillait à la troisième partie de son Année sanctifiée, quand Dieu le rappela à lui, le jour même consacré à célébrer la fête de sa puissante patronne, Notre-Dame de Lumière. Il était âgé de soixante-seize ans et en avait passé cinquante-neuf dans la Compagnie.

Dalle Annue Lettere délia Proviric. di Sicil. ( Archiv. Rom.}. — Som- MERvoGEL, Bibliothèquc, t. 3, p. 1319.

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