XXVII FEVRIER
Le vingt-septième jour de février de l'an 1677, mourut à Rome au noviciat de Saint-André, le P. Constance Centofiorini, ami et secrétaire d'Innocent X, mais devenu après la mort de son bienfaiteur, simple novice de la Compagnie de Jésus, à l'âge de soixantedeux ans. Durant les vingt-et-un ans qu'il vécut encore, le bon vieillard ne réclama qu'une seule faveur, celle de passer, jusqu'à la fin de sa vie, toutes ses récréations avec les novices ; et elle lui fut accordée sans peine, car sa présence au milieu d'eux était une douce et perpétuelle exhortation à l'amour de notre vocation, en même temps qu'un admirable exemple de vie commune, d'union à Dieu, d'obéissance et d'humilité. Il avait tant de respect pour eux et pour tous nos Frères que, s'il s'apercevait qu'il eût oublié par mégarde d'en saluer un seul en passant, il allait aussitôt lui en demander pardon.
Sa prière de prédilection était un acte de reconnaissance pour tous les bienfaits de Notre-Seigneur. Aussi l'entendait-on répéter pour ainsi dire à chaque minute : Deo grattas ! Le Souverain Pontife, instruit de cette dévotion du P. Centofiorini, lui avait accordé pour chaque fois une indulgence de plusieurs années. Comme pour bénir ainsi Notre-Seigneur jusque dans la tombe, il témoigna le
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désir, h ses derniers moments, qu'on l'ensevelît avec ces paroles écrites de sa main et déposées sur sa poitrine : Ave Maria ! Deo grattas ! Or le caveau dans lequel il reposait depuis bien des années ayant été ouvert dans la suite, on trouva son saint corps et ses vêtements réduits en poussière ; mais la feuille oii il avait tracé l'expression de sa reconnaissance et de son amour, était demeurée intacte, préservée des outrages du tombeau.
Patrignani, Menol., 27 febbr. , p. 243. — Tltii, Brevi Ragguagli. . ., p. 133 et suw.