V MARS. '- P. JOSEPH-MARIE DE CRISTOFORI
guérison de faire un vœu à saint Ignace et à saint Stanislas Kostka ; le F. Sergardi le fit par obéissance et le répétait souvent, mais en ajoutant toujours ces paroles : « Pourvu que ma guérison soit pour la plus grande gloire de Dieu ». Après avoir prononcé ses vœux de religion, il s'endormit doucement dans le Seigneur, presque sans agonie, à l'âge de vingt-trois ans.
Pathignani. MenoL. a febbr, > p. 41. — Guidée, Ménologe^ a mars, p. 83.
* Le cinquième jour de mars de l'an 1725, mourut en prédestiné le P. Joseph-Marie de Gristokori, professeur de philosophie au collège de Brera à Milan. Une fin si belle était le fruit, dit son biographe, d'une vie très pure. On admirait surtout sa pauvreté, sa fidélité scrupuleuse aux moindres règles, sa modestie tout angélique et son zèle pour le salut des fîmes. La Province de Milan fondait de grandes espérances sur ce jeune religieux, quand une maladie de poitrine le réduisit en peu de jours à l'extrémité. I^a nouvelle de sa mort prochaine le fit tressaillir d'allégresse. Voyant un de ses disciples entrer dans sa chambre, l'air triste et abattu : « Non, non, lui dit-il ; réjouissez-vous, quia vado ad Patrein ». Le P. de Cristofori voulut recevoir l'extrême-onction revêtu de l'habit de la Compagnie : « Car c'est ma gloire », disait-il. Sur le point d'expirer, il plaça sous ses yeux son crucifix, son chapelet, les images de nos saints, s'entretint doucement avec Notre-Seigneur, renouvela plusieurs fois le sacrifice de sa vie, et croisant les bras sur sa poitrine, après une très courte agonie, il rendit le dernier soupir.
294 MÉNOLOGE S. J. — ASSISTANCE d'iïAUE.
« Béni soit Dieu, dit le P. Patrignani, après avoir raconté cette mort l'année même où elle arriva, béni soit Dieu qui nous donne de voir encore de tels hommes et de telles vertus » !
Patrignani, Menolog., 5 niarzo, p. ''i2.