XXVIII MARS. — P. JOSEPH ANGIOLINI
ne sainte, le P. Vitale s'assit une dernière fois à son cher tribunal de miséricorde ; et le soir, sa tâche achevée, il alla jouir du repos dans le sein de Dieu.
Santagata, Istoria délia Provinc. di Napoli, t. 4, p. r)53-561.
* Le vingt-huitième jour de mars de l'an 1814 mourut au collège de Polotsk le P. Joseph Angiolini, l'un de ces quatre frères qui, pour vivre et mourir dans la Compagnie, n'hésitèrent pas à quitter leur pays et à braver les rigueurs du climat de la Russie- Blanche. Scolastique depuis onze ans quand parut le Bref de suppression, Joseph Angiolini entra dans les rangs du clergé séculier, et exerça quelques années les fonctions du saint ministère. Mais dès qu'il put se dégager de ses obligations, il prit avec deux anciens Jésuites, les PP. Panizzoni et Rusnati et son plus jeune frère Louis, candidat de la Compagnie, le chemin de Polotsk où deux autres de ses frères l'avaient déjà précédé.
Après une année de noviciat, il renouvela ses vœux qui furent bientôt suivis de la profession solennelle ; puis il fut tour à tour professeur de philosophie et de théologie, Recteur du collège de Saint-Pétersbourg et chancelier de l'université de Polotsk. « C'était, dit la notice consacrée à sa mémoire, un homme érudit et savant, zélé pour la perfection religieuse en lui-même et dans les autres, gardien vigilant de nos usages, infatigable au travail, dur à la fatigue, d'une égalité d'âme et d'une constance dans
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les devoirs de sa charge qui ne se démentaient jamais ». Une douloureuse maladie fit éclater sa patience et acheva d'épurer sa vertu. Au milieu des plus violents accès de son mal, le P. Joseph Angiolini s'animait à souffrir et redisait souvent avec un humble sentiment de ses fautes et des jugements de Dieu : « Hic ure, hic seca, hic non parce, dummodo in ssternum parcas ». Il s'endormit pieusement dans le Seigneur, à l'âge de soixante-sept ans, et cinquante-deux ans après sa première entrée au noviciat.
Summar. Vitar. defunctor. in Coll. Polocensi. (Archiv. Provinc. Galic). — SoMMERVOGEL, BlhUoth., t. 1, />. 398,