‹ Ménologe de la Compagnie de Jésus (volume 5)Chapitre 162 sur 331 · I« AVRIL · texte numérisé non relu

I« AVRIL

Vers le premier joui- d'avril de l'an 4639, sur les frontières de la mission du Chaco, au Parag-uay, tut mart3a'isé à coups de massue le I*. Antoine Riparo, presque dès son entrée dans la carrière apostolique. Bien longtemps avant <|ue sou âge lui permît d'embrasser la vie parfaite, son bonheui- avait été de souffrir pour Dieu. Devenu religieux de la ('ompagnie, il s'engagea par vœu à jeûner les vendredis au pain et à l'eau, eu l'honneur de la Passion du Sauveur. Aussitôt qu'il fut chargé de ((uelqne autorité parmi ses frères, il eu profita pour se réserver ce qu'il y avait de plus pénible, et rechercher en toute chose ce que les autres semblaient reg^arder comme une corvée. Il honorait aussi saint Joseph d'un culte particulier, el assurait ne lui avoir jamais demandé une seule

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faveur sans avoir été exaucé. Or, au témoignage de ses historiens, on eut tout lieu de croire qu'il lui avait demandé le martyre et en avait même reçu d'avance la promesse, comme il reconnaissait déjà hautement lui être redevable de sa vocation au Paraguay. Le P. Antoine Riparo n'était âgé que de trente-et-un ans.

Ai.EGAMBE, Mortes illustres, p. 534 et seqq. — Patrignani, Menol., 1 april., p. 3. — Nadasi, Ann. dier. mernor., la a/jril., p. 179. — Duevvs, Fcisti Socicl. , U april., p. 124. — Niehemberg, Varones ilustres, t. 4, p.

Le premier jour d'avril de l'an 1667, mourut à la maison professe du Gesii le P. François Orsini, des princes de Bracciano, digne émule des vertus de la vénérable Camille Borghèse sa sœur, et du cardinal Alexandre Orsini son frère, qui avait tenté de déposer la pourpre romaine à trente-deux ans, pour vivre et mourir simple religieux de la Compagnie. Le P. François profita d'un pareil exemple; renonçant à la faveur d'Urbain VIll, qui voulait le retenir à sa cour, et lui promettait de le créer cardinal dès le premier consistoire, il se démit entre ses mains de la riche abbaye de Forfa, et se retira la veille de saint Ignace, à l'âge de vingt-sept ans , parmi les novices de Saint-André. Depuis ce jour jusqu'à sa mort, la vie humble et crucifiée du P. Orsini exerça sur la noblesse romaine la plus salutaire influence, surtout dans les congrégations de la sainte Vierge, où sa parole inspirait le mépris du monde avec une rare efficacité. Jusqu'au

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