XX AVRIL. — P. JEAN SCORÏO
le Vén. P. Bernard Coinago se déclara prêt à rendre un semblable témoignage et à le confirmer par serment. Le F. Gaetano était âgé de trente-et-un ans et en avait passé huit dans la Compagnie.
JuvENCius, Hislor. Soc, part. 5., lib. 24, n. 59, p. 827 seqq. — Litler. ann. Societ., ann. 1601, p. II. — Patrignani, MenoL, 20 april., p. 180.
— Nadasi, Ann. dier. menior., 20" april., p. 218. — 1d., Pretios. occupât, morient., c. 10, n. 22. — Drews, Fasti Societ., 20* april., p. 149.
— Aguilera, Histor. Provinc. Sic, t. l, p. 41G seqq. — Rho, Variœ viriut. Histor., p. ,3G2, 527, 563, 718, 793, 806. — Fn. Gaetano, Vita di Franc Gaetano, Palermo, 1649, Cf. Carayon, Bibliographie histor. , n. 1845-1848.
Le vingtième jour d'avril de l'an 1674, au collège de Palerme, mourut le P. Jean Scorso, zélateur ardent du culte de la très sainte Vierge. II dirigea pendant vingt-deux ans la magnifique congrégation dite de la Ferveur., et sut inspirer à ceux qui la composaient de tels sentiments de foi que nombre d'entre eux renoncèrent au monde et embrassèrent la vie parfaite. Son zèle était sans cesse en éveil pour inventer de nouvelles manières d'honorer lui-même, et de faire honorer par les autres l'auguste Mère de Dieu. Sa pureté était angélique, et il en emporta toute la fleur au tombeau. Son obéissance ne connaissait ni retard, ni excuse, ni interprétation. Son cœur était comme une fournaise ardente d'où s'échappaient sans cesse des flammes qui se répandaient autour de lui et embrasaient les âmes de l'amour de Dieu ; ses frères l'avaient même agréablement surnommé Olla seniper accensa.
464 MÉNOLOGE S. J. — ASSISTANCE d'iïALIE.
Une autre œuvre non moins féconde du P. Scorso fut une pieuse congrégation de prêtres qu'il animait de son zèle pour la gloire de Dieu et la fidèle observation des devoirs de leur saint état. Cette congrégation fit un bien immense. 11 ne manquait plus au serviteur de Dieu que d'être épuré au creuset de la douleur ; sa vertu ne se démentit pas dans l'épreuve, et il n'eut dans son cœur et sur ses lèvres que des actions de grâces à Notre-Seigneur, qui lui donnait avec lui ce nouveau trait de ressemblance. Sa mort fut glorifiée par les regrets et les larmes de tout le peuple de Palerme ; et de longues années après, sa mémoire était encore en vénération. Le P. Jean Scorso était âgé de soixante-quinze ans ; il en avait passé cinquante-neuf dans la Compagnie.
DE Backer, Biblioth., 1" édit., t. 4, p. 671. — Mongitore, Biblioth. Sicul., t. i, p. 365. — Ant. Natalis, De cœlesti conversât.^ part. \, cap. 5. n. 55.
* Le vingtième jour d'avril de l'an 1723, mourut au collège Romain le P. Jean-Baptiste Conti, « homme véritablement religieux, dit le P. Patrignani, toujours uni à Dieu et plongé dans l'étude pour l'amour de Dieu ». A part trois années d'enseignement à Sienne, il passa toute sa vie au Collège Romain, comme professeur des hautes facultés ou préfet des études. C'est là qu'il se sanctifia par l'exercice de toutes les vertus et une constante fidélité à ses devoirs. ïlnnemi de son repos, il ne cherchait aucune distraction au dehors et savait même, sans manquer à l'obéissance ni se singulariser, se priver de celles que la Compa-