XX AVRIL. — P. JEAN-BATISPTE CONTI
gnie accorde à ses enfants ; ou s'il sortait quelquefois, c'était uniquement pour se rendre à une congrégation dont il faisait partie, et assister aux Litanies qui se chantaient le samedi à Sainte-Marie-Majeure, en l'honneur de la Mère de Dieu. Très dur à lui-même, il jeûnait rigoureusement, et en carême, ne faisait qu'un seul repas par jour, se flagellait sans miséricorde, et faisait tous ses exercices de piété à genoux et sans appui. Admirables étaient son '/èle à promouvoir les études, son tact, sa délicatesse à diriger les disputes publiques et à veiller à ce que, dans le feu de la discussion, nulle parole ne fût dite qui fût contraire à la charité. Ce panégyrique est court, conclut avec raison le P. Palrignani ; mais pour qui ne s'arrête pas à l'écorce et pénètre jusqu'à la moelle de la sainteté, il vaut un long discours. Le P. Jean-Baptiste Conti mourut dans la soixante-treizième année de son âge et la cinquante-troisième depuis son entrée dans la Compagnie.
Patrignani, Menol., 20 april., p. 190. — Sommebvogel, Biblioth., t. 2, p. 1388.