‹ Ménologe de la Compagnie de Jésus (volume 5)Chapitre 210 sur 331 · XXVIII AVRIL. P. ANTOINE ROBERTI · texte numérisé non relu

XXVIII AVRIL. P. ANTOINE ROBERTI

28a opril., p. 231. — Drews, Fasti Societ., 28» apriL, p. 161. — Riio, Varùv virtut. Histor., p. 16, 51, 304, 351.

Le vingt-huitième jour d'avril de l'an 1666, mourut dans la petite ville d'Assoro, en Sicile, le P. Antoine Roberti, émule du Vén. P. Louis La Nuza dans les missions. Sa mère était une véritable sainte ; elle lui avait appris de bonne heure à n'aimer que Dieu. Antoine ne connaissait pas de joie plus douce que d'imiter ses vertus, de prier avec elle, de mortifier son corps, et surtout, par une modestie et une pureté ang-élique, de fuir avec horreur jusqu'à l'ombre même du péché. Entré à l'âge de trente ans dans la carrière apostolique, il prit aussitôt son glorieux prédécesseur Louis La Nuza pour modèle, et sembla presque le faire revivre, par la puissance de sa parole et de ses miracles aussi bien que par sa sainteté. S'épuiser de travail et de souffrance faisait tout le bonheur de sa vie. Tous les jours il s'armait d'une longue tunique de fer et de crin, qu'il ne quittait que pour se flageller à plusieurs reprises, et serrait étroitement avec de petites cordes ses bras tout sillonnés jusqu'au poignet de replis sanglants ou livides. Mais en véritable enfant de la Compagnie, le P. Roberti mettait l'obéissance au-dessus de toutes les autres vertus ; il demandait que son compagnon lui fût toujours donné pour supérieur, afin de ne jamais se conduire suivant sa propre volonté. Il tomba comme un vaillant soldat de Jésus-Christ sur le champ de bataille, au milieu même de ses missions. Les habitants d'Assoro lui firent des funérailles magnifiques, et telles furent les grâ-

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ces merveilleuses dont la vénération populaire se disait redevable à son intercession, que l'autorité diocésaine fit faire une enquête juridique en vue d'un procès de béatification. I^e P. Roberti n'était âgé que de quarante ans, et en avait passé vingt-cinq dans la Compagnie.

Aguilera, Histor. Provinc. Sicid., t. 2, p. 860.

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