XVI MAI. P. JEAN DIONIGI
t-il, aurez-vous le cœur de garder cette croix pour vous seul ?je saurai bieu vous la dérober».
A^^ant appris par les instructions du noviciat, combien la mortification intérieure était plus excellente que celle du corps, il s'y adonna tout entier. Le Père Maître des novices lui en fournit un jour une occasion assez étrange, à laquelle le F. Ghiaramonti était loin de s'attendre. Il lui demanda devant tout le monde, à l'heure de la récréation, combien il avait offert à Notre-Seigneur d'actes de mortification intérieure durant celte première partie de la journée. Ce fut assurément pour son humilité l'objet d'un héroïque sacrifice ; il répondit en rougissant : « Mon Père, je ne me suis encore renoncé que dix-huit fois depuis ce matin ».
Patrignani, Menai. ^ 16 magg., p. 109. — Nadasi, Ann. dier. inenior., 16^ maii, p. 268. — Drews, Fasti Soc. Jesu, 16^ maii., p. 186.
Le seizième jour de mai à Forli, mourut l'an 1617, après quarante ans de vie religieuse, le P. Jean Dionigi, en si haute réputation de sainteté, qu'au signal de sa mort, l'évêque et les principaux personnages de la ville invoquèrent publiquement Notre-Seigneur par les mérites du nouveau Bienheureux., comme ils n'hésitèrent pas à l'appeler. Durant de longues années, le peuple de Forli célébra ce glorieux anniversaire en semant son tombeau de fleurs, pour le remercier des faveurs miraculeuses publiquement attribuées à son intercession. Le P. Dionigi était né dans le dio- A. I. — T. I. — 72.
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cèse de Sienne ; il s'animait à la perfection par le souvenir et l'exemple des saints que sa patrie a donnés en si grand nombre au ciel. Devenu religieux de la Compagnie et prêtre, il semblait n'avoir d'autre demeure que le voisinage du tabernacle, écoutant les pécheurs au saint tribunal de la pénitence, ou prosterné au pied de l'autel, dans une profonde adoration. C'était l'opinion commune, que la Reine du ciel et saint Ignace l'avaient favorisé de leur présence sensible, tellement il en parlait avec amour et faisait de leur beauté incomparable les plus ravissants lableaux. Du moins on ne saurait mettre en doute que Notre-Seigneur ne lui eût donné bien des fois la connaissance du secret des cœurs et le don de prophétie.
Patiugnani, Menai. ^ IG magg., p. 108. — NAO.vsr, Ann. clic/: incmor., iG" niaii, p. 2G8. — Duews, Fasti Soc. Jcs., IG-'' maii, p. 186.