‹ Ménologe de la Compagnie de Jésus (volume 5)Chapitre 273 sur 331 · XXVII MAI. — P. LOUIS ANGIOLINI · texte numérisé non relu

XXVII MAI. — P. LOUIS ANGIOLINI

ciat, Louis Angiolini laissa déborder sa joie : « Heec requies niea^ dit-il, hic habitabo quoiiiam elegi eain ; c'est ici le lieu de mon repos, c'est ici que j'habiterai, parce que je l'ai choisi ». Dès ce moment, il prit deux résolutions auxquelles il fut inébranlablement fidèle : oublier les usages de son pays pour embrasser ceux de sa nouvelle patrie ; et s'abandonner pleinement et en toutes choses à la volonté de ses supérieurs.

Après son noviciat et des études de théologie brillamment couronnées par un grand acte public, il fut chargé d'une classe de grammaire. Mais les fatigues de l'enseignement, accrues par une connaissance imparfaite de la langue, l'épuisèrent bientôt, sans altérer son courage. Car alors même il écrivit à un de ses frères qu'il était prêt à ne jamais quitter sa classe, dût sa vie en être abrégée. En effet, sa faible poitrine ne put résister à des efforts trop continus et trop violents, et il vomit le sang en abondance. Cinq années auparavant, assistant à la mort son frère François, il l'avait chargé de lui obtenir ces deux grâces : souffrir beaucoup pour la gloire de Dieu, et mourir dans !a Compagnie. En proie au mal qui l'emportait rapidement, Louis Angiolini s'animait à la patience et à la joie par le souvenir de ce suprême message confié à un mourant. Tous les jours il récitait les prières de la recommandation de l'àme, dans l'attente du prochain appel du Sauveur ; il expira sans effort et sans agonie, au milieu de tous les Pères et Frères du collège. Il était âgé de trente-neuf ans et en avait passé neuf dans la Compagnie.

Compendia vitariim defunctorum in Collegio Polocenci ah anno Domini 1749 ad annum 1815 [Archiv. Provinc. Galic. }.

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