XXVIII MAI. — F. BERNARDIN LASIRICA
surtout quand il répétait : « Oh ! si vous saviez combien il est doux, le calice de la maladie et de la mort, pour l'amour de Jésus-Christ » ! Au moment de recevoir l'extrême-onction, s'adressant tour ti tour à ses deux frères, Louis et Achille Gagliardi, qui l'assistaient : « Oh ! que mon Sauveur m'aime divinement, leur disaitil, réjouissez-vous avec moi, et rendez-lui grâce de ce qu'il me délivre si promptement de ce corps mortel, et me fait expirer si doucement dans sa Compagnie » !
Sacchinus, Histor. Soc. Jes., l. 3, n. 35, p. 85; l. 8, n. 64, p. 312. — Nadasi, Ann. dier. niemor., 28^ maii, p. 287. — Drews, Fasti Soc, 28" maii, p. 203.
* Le vingt-huitième jour de mai de l'an 1621, mourut au collège de Palerme le F. Coadjuteur Bernardin Lasirica, de ^ilato, en Calabre. L'Histoire générale de la Compagnie n'hésite pas à le présenter comme un modèle de travail, d'humilité, d'oraison, d'obéissance et de recueillement. Pour se rendre plus utile, il avait appris différents métiers ; il était tour à tour, selon les besoins, maçon, charpentier, boulanger, tailleur et cuisinier. Pendant plus de cinquante ans, il ne manqua pas un seul jour, dit son éloge, d'aller laver la vaisselle après chaque repas ; il avait fait de cet office comme son privilège inaliénable ; et quand, à l'âge de plus de quatre-vingts ans, on voulut le lui retirer, il fit de telles instances et versa tant de larmes, que par compassion, les supérieurs durent le lui laisser. C'est la seule fois, remarquent les historiens, que le saint Frère se montra triste d'un ordre reçu. A. I. — T. I. — 78.
MENOLOGE S. J. — ASSISTANCE D ITALIE.
La défense n'avait pas encore été faite aux Frères Coadjuteurs de porter la barrette ; mais ayant entendu dire qu'elle ne convenait pas aux laïques, le F. Lasirica la laissa pour toujours. Les deux dernières années de sa vie, il essaya de se renfermer dans un recueillement encore plus profond ; mais la renommée de sa sainteté et de plusieurs grâces extraordinaires qu'on attribuait à son intercession, l'obligeait souvent à sortir malgré lui. Beaucoup de personnes voulaient l'avoir auprès d'elles dans leurs maladies, afin qu'il les consolât et les aidât à paraître devant Dieu. Le F. Lasirica mourut dans la quatre-vingt-sixième année de son âge et la soixante-quatrième depuis son entrée dans la Compagnie.
CoRDARA, Histor. Societ. Jes.^ part. 6=» , l. 6, n. 31, p. 289. — Agui- LERA, Histor. Provinc. SicuL, t. 2, p. 126. — Schinosi, Istoria délia Provinc. di Napoli^ t. 1, p. 197. — Santagata, Istoria délia Prov. di Napol., t. 4, p. 193.