XV JUIN. V. FRANÇOIS MACEDONIO
trouvant absolument rien en moi dont il me soit possible tic me glorifier » ! Par amour ))our la pauvreté, il demandait humblement de n'avoir jamais à son usage que des objets et des vêtements dont les autres ne pouvaient plus se servir ; il craignait de perdre la bénédiction promise aux pauvres volontaires, si par malheur il arrivait à ne manquer de rien. Sa plus douce joie était d'épuiser les forces de son corps et de son àme au service de Notre-Seigneur. Souvent il se répétait à lui-même: « Gabriel, veux-tu donc t'arrêter? Kl prétendrais-tu lâchement à quelque repos durant cette vie? N'oublie pas que ta vocation est de mourir de fatigue et d'épuisement pour ton Dieu » !
I^a peste ayant éclaté à Messine, il courut aussitôt au secours des malades et des moribonds ; après des prodiges de charité, il tomba victime de son dévouement, et fut pleuré de toute la ville comme un martyr et un saint.
P\TKiGNANi, Menol., 15 giugiio, p. 91. — Alberti, Islor. délia Provinc. .ili Sicil. , p. 347. — Aguilera, Histor. Provinc. SicuL, t. 1, p. 217.
IjC quinzième jour de juin de l'an l6oG, mourut à la maison [)rofesse de Naples le P. François Macedonio, l'apôtre de la sainte Eucharistie. Il avait acquis une union continuelle avec Dieu et était tellement embrasé de son amour, au milieu même de ses travaux pour le salut des âmes, (pi'on lui donnait communément le nom de séraphin. Sa ferveur le portait surtout à honorer le très saint Sacrement de l'autel. Son zèle et ses prédications apostoliques con-
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tribuèrent merveilleusement à répandre la pratique de la communion g-énérale qui se faisait le troisième dimanche de chaque mois dans l'église de la maison professe de Naples, Il était continuellement en voyage et toujours à pied, quelle que fût la saison, pour inviter les populations voisines à approcliL-r de la sainte table, et il n'était pas rare de voir jusqu'à douze et treize mille personnes répondre à son appel et participer le même jour au divin banquet.
Notre-Seigneur récompensa plus d'une fois son zèle par des prodiges : sous une pluie battante, les vêtements de ses auditeurs demeuraient aussi secs que si le ciel eût été serein ; un pécheur obstiné depuis de longues années dans son (iloignement des sacrements, se rendait enfin à l'aspect d'un crucifix que le Père tournait de son côté, et dont il voyait la main droite se détacher de la croix pour l'inviter à s'approcher. Enfin dans l'horrible contagion de 1636, le P. Macedonio ayant demandé à servir les pestiférés, fut atteint lui-même du mal et mourut dans l'exercice de la charité, le jour où l'on célébrait la fête du Corps de Notrc- Seigneur, à la gloire duquel il avait travaillé avec tant de ferveur. Il était âgé de soixante-et-onze ans et en avait passé cinquantequatre dans la Compagnie.
Alegambe, Ueroes et Victim-œ charitat. , p. 52;{. — Patrign.vni, Menol. , 25 luglio, p. 200. — Guidée, Ménol. , 15 juin, p. 192, traduct. du Menai, romain.
Le quinzième jour de juin de l'an 1702, mourut le P. Luc Rota, serviteur insigne de la Mère de Dieu. Il passa quarante-neuf ans