XIX JUIN. P. ANTOINE RIVALDA
(le nos Frères, surtout celui d'infirmier ; beaucoup il'étrangers ou niènie de Pères qui ne l'avaient vu qu'en passant, le prenaient pour un Frère Coadjuteur, et se plaisaient à citer partout ses exemples. Apprenant que la princesse Isabelle, sa bienfaitrice, ctait aux portes de la mort, il ollrit pour elle, durant plusieurs jours, tant de prières et de pénitences, que le P. Jules Mancinelli lui dit de la part de Notre-Seigneur, que ses désirs seraient exaucés ; et se transportant lui-même au palais de la mourante, ce grand thaumaturge lut sur elle l'évangile où est racontée la guérisoji de la belle-mère de saint Pierre, et lui ordonna, au nom de Dieu, de se lever dès le lendemain.
Le P. Antoine Rivalda était déjà prêtre quand il entra dans la Compagnie. -Vers la fin de son noviciat, il vit un jour la très sainte Vierge lui apparaître. Marie l'encourageait à se dégager d'une certaine pusillanimité de cœur qui le jetait parfois dans un abîme d'iuc[uiétudes et de tristesses ; « elle ajouta qu'il persévérerait dans sa vocation ; et ([ue dans huit ans, elle reviendrait le prendre et l'emmener de la Compagnie militante de la terre à la (Compagnie triomphante du ciel «. Puis elle lui fit connaître ht mort récente de deux de ses proches, mort dont la nouvelle n'arriva que plusieurs jours après par les lettres de sa famille.
Huit ans plus tard, en elfot, le P. Rivalda, assistant un moribond, gagna dans cet office de charité le mal cpii dc^vait justifier la promesse qui lui avait été faite, y^près vingt jours do souffrances, durant lesquels ses yeux ne cessèrent de contempler une pieuse image de Marie, il s'endormit plein de la plus douce joie, en invoquant son nom et le nom de Jésus, et laissant à tous les tchnoins de sa mort, un merveilleux accroissement de confiance et d'amour
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pour la miséricordieuse protectrice de la vocation et de la mort des enfants de la Compagnie.
Na.dasi, Annus dier. menior., 18» jun., p. 322. — Svntagata, Istoria délia Provinc. di Napoli, t. 3, p. 432 et suiv.