XX JANVIER. P. ALEXANDRE VALIGNANI
OÙ les fils (les plus nobles familles du Japon venaient puiser avec les connaissances littéraires, cet héroïque amour <le la foi qui devait enfanter tant de confesseurs et de martyrs ; une imprimerie japonaise, d'où se répandaient à profusion les éléments de la doctrine chrétienne, les vies de Notre-Seigneur et des saints ; deux écoles de musique et de peinture pour relever la magnificence du culte divin, et servir à l'ornementation des églises et à la propagation des saintes images ; enfin une multitude de congrégations, d'écoles, et des hôpitaux pour tous les genres d'infirmités. 11 semblait disposer en maître des trésors de Dieu. Sans compromettre l'avenir, il trouvait encore le moyen de subvenir généreusement à la détresse de neuf cents nobles chrétiens proscrits. En même temps, grâce à sa direction et à ses secours, Mathieu Ricci avait solidement planté la croix dans les deux capitales de la Chine.
Mais toutes les œuvres dont la Compagnie fut redevable au F. Valignani, paraissent encore moins étonnantes ([ue la sagesse surhumaine avec laquelle il concevait et préparait les plus difficiles entreprises,' apaisait les orages sans les braver imprudemment, comme sans les craindre, rattachait l'Orient à l'Occident et surtout à Rome, par la glorieuse ambassade des princes du Japon au Vicaire de Jésus-Christ, calmait jusqu'aux fureurs de Taïcosama déjà enivré du sang des martyrs, et faisait dire enfin à ceux qui lui survécurent : « Si Dieu nous eût laissé le P. Alexandre, selon toute apparence, l'Église du Japon serait encore debout » !
Sacchinvs, Hist. Soc. Jes. , part 4, lib. 3, n. 232, p. Wi. — Id. , ibid.,
part. 4, lib. 7, n. 317, p. 247. — Id., ibid. , part. 5, lib. 1, n. 359 seqq. , /?. 54 ;
ibid., lib. 3, «. 231, p. 156 .scçq. ; ibid., lib. 4, n. 192, />. 210; ibid., lib. 8,
404 MKNOI.OGE S. J. ASSISTANCK u'iTALli:.
n. 198, p. Mi. — JuvENcius, Hisl. Soc. Jes. , part. 5, liù. 20, g 10, p. 622 seqf/. — Patrignani, Menol. . 20 Genn. , p. 197. — N.vd\si, Ann. (lier, memor. , 20a jnn. , p. 35. — Drews, Fasti Soc. Jes., 20» j'an. , p. 27. — GiNNARO, Saverio orientale, t. 1, part. 2, ^^A. 8, />. 156-215 ; part. 'î, /ié. 12, c. 16, /j. 101 et suii: ; ibiiL, c. 17, p. 130 ; lô^'rf., c. 36, /^. 151 ; c. 40, /?. 161. — Valign.vni, Vita dcl P. Aless. Valignani, Roma, 1698.
— ScHiNosi, Istoria delta Provinc. di Napoli, t. I, lib. 3, j). 195 et suii>. Santagata, Istor. délia Prov. di Napoli, t. 3, pari. 3, p. 191 et suiv.
— Bartoli, Il Giappone, e'dit. Mauietti, Turin, 1825, lib. I, n. 38, /?. 136 et suiv. ; «. 72,/;. 266 ("^ a7«V- ; n. 92, />. 351 e^ suiv. ; i'Zi/nf., /«i. 2, n. 30, /A 133; «. h{, p. 191; /^. 69, /a :i2H ; ibid. lib. li, . ». 27. />. 133 et suiv. — Sotuellus, Bibliolh. Script. Soc. Jes. , p. 25. — Dk Backer, e'dit. in-fol Sommervogel, /. 3, p. 1270. — Nieuemberg, Yarones ilustres. t. ^. p. '480 et suiv. — Cuéïineal-.Ioly, Ilist. de la Compag. de Jes. , t. 2, ch. 8, p. 387 et suiv. — Solier, Histoire cccle'siast. des Isles et Royaume du Japon, t. I, liv. 6, ch. 19, p. 421 et suiv. , ch. 25, p. 437 <?/ suiv. , ^Vc. . — Grasset, Hist. de l'Hglise du Japon, t. 1, liv. 5 passini .
Le vingtième jour dt; janvier 1687 rappelle le souvenir tic la mort du V. Sylvestp.k Mauro, philosophe cl théologien, digne, au sentiment d'un excellent juge, d'être rangé parmi les plus illustres maîtres de l'Ecole, inter principes Scholie niagistros. Quand il se présenta au noviciat de Saint-André, à l'âge de dix-sej)t ans, il dit qu'un des motifs de son élection, c'était de voir les enfants de la Compagnie rechercher dans l'étude, non la satisfaction de leur vanité et de leur amour-propre, mais les seuls intérêts de l'Eglise (^t du salut des âmes. .Après quelques années de régence dans divers collèges de la Province, le P. Mauro fui appelé à Home; et dans les chaires de philosophie, de théologie et d'Ecrituri! sainte qu'il occupa successivement, il se montra digne de ses plus illus-