‹ Ménologe de la Compagnie de Jésus (volume 5)Chapitre 6 sur 331 · IV JANVIIOU. — P. VINCENT COLONNA · texte numérisé non relu

IV JANVIIOU. — P. VINCENT COLONNA

en elTel, malgré un usuji^e coulraire, le Provincial les envoya tous aux obsèques du saint Frère, en reconnaissance de l'amour ([xi'il avail su leu-r inspijer pour la perièclion i-eiigieuse, pendant le temps de leui' noviciat.

PATHiGNAiNi, AIcfioL, A GenK. ^ p. 51. — Dkkws, Ftisti Societ . Jesu, 4^ januar. , p. (j. — Mazzolari, Comnientarii et Ellogia, p. 147. — Voir aussi les différentes Vies de saint François de Geronimo, Cf. Gvrayon, Bibliographie histdf. de la Compagnie de Jésus, nn. 18(vi-1889.

*Le <[uatrième jour de janvier de l'an 1651, niourul à Catane le P. Vincent Colonna, de l'illustre famille romaine de ce nom. A peine (uit-il, à l'àg-e de dix-neuf ans, franchi la porte du noviciat de Messine, qu'il fit une renonciation complète de ses biens pour suivre de plus près Jésus- Christ, et se fermer irrévocablement toute voie de retour au mond(;. La faiblesse de sa santé ne lui permit pas de parcourir en entier la carrière des études ; mais par sa sainteté et ses a<lniiral)les qualités de gouvernement, il n'en rendit pas moins les plus signalés services à sa Province et à la Compagnie. Tour à tour et à plusieurs reprises Recteur des collèges de Marsala, de Syracuse, de Catane et d'autres villes, il fit resplendir partout les vertus que saint Ignace demande à ceux qui gouvernent: une intime union à Dieu par la prière et les saints désirs ; une charité et une sollicitude pour les siens, qui prévenait leurs besoins et gagnait leur confiance ; et en môme temps, une vigilance et une fermeté qui maintenaient dans sa vigueur l'obser-

22 MÉNOLOGE S. J. — ASSISTANCE d'iTALIR.

vation de la règle et ne laissaient s'introduire aucun relâchement'. Après une longue et féconde administration, le P. Colonna, déchargé du souci des affaires, obtint de passer ses dernières années au collège de Catane ; il y consacra ce qui lui restait de forces au bien des âmes, et surtout aux écoliers, qu'il aimait à former à la piété. A mesure qu'il approchait de sa fin, il multipliait ses entretiens avec Dieu, et redoublait la rigueur de ses austérités ; il couchait sur une planche nue, jeûnait fréquemment, se flagellait jusqu'au sang, et ne quittait ni jour ni nuit une chaîne dont les pointes aiguës déchiraient sa chair. Ainsi paré des riches joyaux de ses mérites, il répondit plein de confiance à l'appel du Seigneur. 11 était dans la soixante-quinzième année de son Age et la cinquante-.sixième depuis .son entrée dans la Compagnie.

BoERo. MenoL, 4 Genn. . p. 74.

* Le quatrième jour de janvier de l'an 1657, mourut à Rome le P. Alphonse Petra, d'une noble famille de Pavie, victime de son dévouement au service des pestiférés. Dès l'âge de dix-sept ans, il avait sacrifié tous les avantages de la naissance et de la fortune, pour entrer dans la Compagnie. A peine élevé au sacerdoce, il se consacra au rude labeur des missions ; et l'amour des âmes croissant de plus en plus dans son cœur, il sollicita la grâce d'aller porter la bonne nouvelle aux peuples lointains des Indes, dans l'espérance d'arroser de ses sueurs et de son sang ces terres infidèles. Un autre apostolat et un autre martyre l'attendaient ii Rome même.

Page 1