‹ Ménologe de la Compagnie de Jésus (volume 5)Chapitre 90 sur 331 · XVIII FÉVRIER · texte numérisé non relu

XVIII FÉVRIER

Le dix-huitième jour de février de l'an 165b, mourut dans la résidence del Garminello, à Naples, le P. François Brancaccio, l'apôtre du plus bas peuple de cette grande ville, pendant environ quarante-cinq ans. Comme le P. Mutins Vitelleschi, ce fut au recueillement et à la modestie des Scolastiques de Naples, qu'il dut la première pensée de sa vocation. Sa mère, qui ne l'avait élevé que pour le ciel, se garda bien de l'exposer aux dangers du monde, et l'offrit de grand cœur à Dieu. Il commença son noviciat, avec une ferveur admirable, dont l'obéissance seule pouvait modérer les pieux excès. Bien loin de se relâcher en quoi que ce fût, durant les années de son enseignement et de ses études, le P. Brancaccio mérita de recevoir à vingt-trois ans, au jour de la Pentecôte, une effusion extraordinaire des dons de l'Esprit-Saint. Ses élèves et les jeunes congréganistes dont on lui avait confié le soin, en ressentirent bientôt les effets. Beaucoup d'entre eux, grâce à ses instructions, vécurent et moururent comme des anges: les vies de plusieurs sont pleines des plus beaux traits de sainteté. Cet apostolat de l'enfance lui était extrêmement cher ; jamais il ne consentit à l'abandonner. Le catéchisme et les confessions des petits enfants occupaient plusieurs heures de ses journées. Puis il allait de maison

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