XVIII OCTOBRE. P. JACQUES ZAPOLSKI
J'en prends de nouveau l'engagement devant vous. Vous pouvez l'écrire au P. Ignace ». Lorsque le P. Adriaensens mourut, après avoir passé trente-six ans dans la Compagnie, la ville entière de Louvain le pleura comme un père, en même temps qu'elle le vénérait comme un saint.
Orlandinus, Histor. Societ., lib. 11, n. 43, p. 256. — Sacchinus, Histor. Soc, part. 4^^, lib. 8, n. 175, p. 277. — Sotuellus, Biblioth., p. 7. — SoMMERVoGEL, Biblwt/i., t. l, /?. 57. — Imago primi sseculi, lib. 6, p. 734 seqq., 871. — • Tanner, Soc. Jes. apostol. imilatr., p. 172. — Pa- TRiGNANi, Menol., 18 ottob., p. 142.
* Le dix-huitième jour d'octobre de l'an 1702, à Niemienw^iec, en Pologne, le P. Jacques Zapolski, d'une illustre famille sénatoriale, tomba sous les coups des cosaques, ennemis de la foi romaine. Il travaillait depuis plusieurs années au milieu des schismatiques et en avait converti un grand nombre, lorsque les cosaques envahirent le pays et, dans leur haine furieuse contre les latins, renversèrent leurs églises, pillèrent les ornements et les vases sacrés et les firent servir à des usages profanes et impies. Animé d'un saint zèle, le P. Zapolski ne craignit pas de leur reprocher ces profanations sacrilèges, et les menaça de la colère divine.
Mais loin de se laisser intimider, ces misérables se saisirent de sa personne et, avec une barbarie qui rappelle celle dont d'autres cosaques avaient usé envers le bienheureux André Bobola un demisiècle auparavant, ils lui firent souffrir des tourments atroces et lui arrachèrent enfin la vie. Quelques-uns, moins inhumains,
s'étaient emparés de son compagnon et, pour le soustraire à la mort, l'avaient enfermé en lieu sûr. Or ce religieux a raconté dans la suite que le P. Zapolski l'avait appelé à l'heure même où il rendait le dernier soupir, et lui avait dit que ses maux étaient passés, et que désormais il n'avait plus rien à craindre. Le P. Zapolski était âgé de trente-cinq ans, il avait vécu dix-neuf ans dans la Compagnie.
Summar. vitse defunct. Provinc. Lithuan. [Archiv. Rom.)