‹ Ménologe de la Compagnie de JésusChapitre 248 sur 356 · XI NOVEMBRE. P. MARTIN PARCZEWSKI · texte numérisé non relu

XI NOVEMBRE. P. MARTIN PARCZEWSKI

* Le onzième jour de novembre de l'an 1648, fête du saint évêque de Tours, son patron, mourut au collège de Pereiaslaw le P. Martin Parczevvski, de la Grande Pologne, apôtre infatigable, consumé du zèle des âmes. Il passa la plus grande partie de sa vie dans les rudes et souvent périlleuses missions de l'Ukraine, où il eut à endurer des fatigues et des dangers de tout genre. Plus d'une fois il fut menacé de mort et battu sans miséricorde par les moines schismatiques, furieux des pertes qu'il leur faisait subir. Mais l'homme de Dieu supportait joyeusement les persécutions et les travaux, et ne croyait pas acheter trop cher les âmes qu'il arrachait en foule au péché, au schisme et à l'hérésie. Il mourut à l'âge de soixante-cinq ans, dont il avait passé quarante dans la Compagnie.

Summar. vitaz defunct. Provinc. Polon. (Arch. Rom.}.

* Le onzième jour de novembre de l'an 1709, mourut au collège Saint-Pierre de Gracovie le P. Stanislas Wdziemhorski, d'une noble famille de la Petite Pologne. Après avoir enseigné la philosophie au collège de Posen, il ne cessa plus d'être appliqué au gouvernement de ses frères. Il fut tour à tour Recteur des collèges de Sandomir, Rawa, Lublin, Gracovie, compagnon du Père Provincial et enfin Provincial. Il remplit ces charges diverses au milieu de circonstances très difïiciles, et donna d'admirables exemples de sagesse surnaturelle, de constance, mais surtout de mansuétude.

Il était lent à prêter l'oreille aux rapports défavorables, et plus lent encore à punir. 11 arrêta sur le bord de l'abîme plus d'un religieux qui allait s'y jeter et le retint dans la Compagnie. Sa porte était toujours ouverte à ceux qui avaient besoin de conseils et de consolations. « J'aime mieux, disait-il quelquefois, être jugé et puni pour trop de bonté que pour un excès de rigueur ».

Le P. Wdziemhor ski, si tendre envers les autres, était à l'égard de lui-même d'une sévérité implacable. 11 se levait souvent au milieu de la nuit pour se flageller et prier ; il n'offrait jamais le saint Sacrifice que les reins entourés d'une chaîne de fer ; il jeûnait la veille des fêtes de la sainte Vierge. Pendant la semaine sainte, il s'abstenait de toute nourriture depuis le jeudi après dîner jusqu'au samedi. On le surprit un jour promenant sur sa poitrine la flamme d'une bougie. Le crucifix était son plus cher trésor ; il l'avait continuellement sous les yeux, et le pressait encore de ses mains mourantes, lorsqu'il rendit le dernier soupir, à l'Age de soixante-quatre ans, dont il avait passé quarante-six dans la Compagnie.

Summar. vitse defiinct. Provinc. Polon. (Arc/i. Rom.).

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