XXVIII DÉCEMBRE. — F. JEAN GOUBAU
pouvaient résister. Le P. De Gouda, comme il l'avait désiré et demandé, mourut un samedi, jour consacré à la sainte Vierge, au milieu de ses travaux apostoliques, emporté par un coup soudain qui lui laissa seulement le temps de recevoir l'extrême-onction. Il était âgé de cinquante-neuf ans et en avait passé quarante-deux dans la Compagnie.
Necrolog. Provinc. flandr.-belg. (Arch. Rom.]. — Alegambe-Sotuellus, Biblioth., p. 456. — Sommervogel, Biblioth., t. 3, p. 1631. — Dhews, F asti, 28» dec, /?. 511.
* Le vingt-huitième jour de décembre de l'an 1652, mourut à Bruxelles le Frère Coadjuteur Jean Goubau, d'une riche famille d'Anvers. Il avait fait ses humanités, et était entré dans la Compagnie comme Scolastique. Mais après sa première année de philosophie, une grave infirmité l'obligea d'interrompre ses études. Les supérieurs lui proposèrent alors de se retirer dans sa famille jusqu'à ce qu'il fût rétabli. Le généreux enfant de saint Ignace refusa d'accepter cette offre bienveillante, ajoutant qu'il aimait mieux vivre malade dans la Compagnie, que bien portant dans le monde. Bientôt même, tous les remèdes tentés pour la guérison de son mal étant devenus inutiles, il demanda comme une grâce de partager les occupations et le degré des Frères Goadjuteurs. Il persévéra jusqu'à la fin dans cet état avec une admirable humilité et simplicité. Il était rempli d'une tendre dévotion, pour la sainte Vierge, jeûnait tous les samedis en son honneur et aimait à
demeurer longtemps en prière au pied du Saint Sacrement. Le F. Goubau mourut à lage de cinquante-deux ans, dont il avait passé trente-quatre dans la Compagnie.
Levens van Broeders Coadjut., 28 dec, p. 710. — Lùter. ann. Societ.. ann. 1652, p. 88.
Le vingt-huitième jour de décembre de l'an 1747, mourut au collège d'Anvers le P. François Aminos, né à Audenarde, l'homme des malades, des moribonds, des condamnés à mort. On peut dire sans exagération, écrit l'auteur de sa notice, qu'en le perdant, le collège a fait une perte égale à celle de plusieurs bons ouvriers. Sa devise était : Da milti animas. La soif dont il était animé pour leur salut était inextinguible, ajoute le même auteur. Lorsqu'il avait confessé tout le jour, ou qu'il revenait de l'hôpital, harassé de fatigue, apprenait-il que quelque pauvre était en danger de mort, il réclamait pour lui seul l'honneur d'aller le voir et l'assister. La vie n'avait de prix à ses yeux que parce qu'elle lui donnait le moyen de gagner des âmes. Il en fit généreusement le sacrifice au prochain. Ce fut en effet, au témoignage des médecins, dans ses visites journalières aux hôpitaux que le P. Aminos contracta le mal qui l'enleva prématurément à l'âge de quarante-cinq ans, dont il avait passé vingt-six dans la Compagnie.
Histor. Provinc. flandr.-belg., anno il kl (Arch. Rom.].