‹ Ménologe de la Compagnie de JésusChapitre 53 sur 356 · XXX JUILLET · texte numérisé non relu

XXX JUILLET

Le trentième jour de juillet de l'an 16S6, le pieux et savant P. Pierre Halloix, de la Province gallo-belge, mourut à Liège, sa patrie, en odeur de sainteté. Son magnifique travail sur les Pères des Eglises d'Orient pendant les deux premiers siècles, est encore de nos jours un des plus riches trésors de l'érudition et de la théologie catholique, bien que plus d'un auteur ait passé son nom sous silence avec d'autant plus de soin peut-être qu'il le pillait plus largement. Cet amour de l'étude, qui avait comme possédé le P. Halloix dès sa jeunesse, lui avait fait aussi recueillir et publier l'un des premiers et des meilleurs dictionnaires poétiques de la langue grecque ; c'était le fruit de son enseignemeut dans nos collèges. Il préparait encore de nouveau.x écrits pour le service de l'Eglise, lorsque la mort lui fit tomber la plume des mains, à l'âge de quatre-vingt-quatre ans, dont il avait passé soixante-quatre dans la Compagnie.

Cette persévérance infatigable fut un des caractères les plus saillants de la vertu du P. Halloix, aussi bien que de ses travaux littéraires. Dans les derniers jours de sa vie, malgré les douleurs de la goutte et l'accablement de la vieillesse, il faisait encore à genoux tous ses exercices de piété. L'obéissance seule avait pu

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