‹ Ménologe de la Compagnie de JésusChapitre 90 sur 356 · XVII AOUT. P. LOUIS MAKEBLYDE · texte numérisé non relu

XVII AOUT. P. LOUIS MAKEBLYDE

vait lui-même parfaitement guéri. Le P. Van Quickenborne mourut à l'âge de quarante-neuf ans ; il en avait passé vingt-deux dans la Compagnie.

Précis historiques, ann. 1857, p. 333. — De Smet, Cinquante nouvelles lettres, lettre 34^. — Annales de la Propagation de la foi, t. 9, p. 88; t. 10, p. 129. — Sommervogel, Biblioth., t. 6, p. 1343.

* Le dix-septième jour d'août de l'an 1630, mourut à Delft en Hollande, le P. Louis Makeblyde, de Poperinghe. Il fut le premier Recteur du collège de Bergues et se dépensa ensuite pendant dixneuf ans dans la mission de Hollande, comme supérieur ou simple ouvrier. Il y recueillit des fruits considérables. En peu d'années, il arracha plus de trois cents âmes à l'hérésie et ramena dans le droit chemin non moins de cinq cents catholiques qui avaient apostasie ou étaient sur le point de perdre la foi. Il remit en honneur les pratiques de la piété chrétienne, et en particulier la fréquentation des sacrements ; les témoins de ces mei^veilleuses transformations, saisis d'étonnement, ne pouvaient s'empêcher de s'écrier : Heec mutatio dexterss Excelsi.

Les loisirs que lui laissaient ses travaux apostoliques ou que lui créaient par force les persécutions dont il était victime, l'homme de Dieu les consacrait à la composition. Entre autres ouvrages sortis de sa plume, on cite son catéchisme, écrit à la demande des évêques réunis en concile provincial à Malines, et dont les éditions, au rapport du P. Alegambe, s'élevèrent en quelques an-

nées à près de cent. Ce qui est plus digne encore d'admiration, c'est que le P. Makeblyde soutenait ces fatigues, en proie, on peut le dire, à une légion de maladies et d'infirmités, dont l'auteur de sa notice dresse la longue énumération et qui ne lui donnaient de repos ni jour ni nuit. Sa conversation et les traits mêmes de son visage toujours recueilli annonçaient sa perpétuelle union de cœur avec Dieu. Il ne se lassait pas de relire nos règles, tant il était jaloux de les observer jusque dans leurs plus menus détails. Ce vrai fils de saint Ignace mourut dans la soixante-sixième année de son âge et la quarante-quatrième depuis son entrée en religion

Summar. vitx defunct. Provinc. flandr.-belg. (Archiv. Rom.). — Notes du P. DE GuiLHERMY {Archïv. doni.). — SoTUELLUS, Biblioth., p. 568. — SoMMERvoGEL, BibUotk.^ t. 5, p. 382.

*Le dix-septième jour d'août de l'an 1640, mourut très pieusement à Rome le P. Thomas Fiïzherbert, né d'une ancienne et illustre famille, à Swinnerton dans le comté de Stafford en Angleterre, modèle accompli de toutes les vertus dans les trois états du mariage, du sacerdoce et de la religion. Dès sa jeunesse, il avait donné des preuves éclatantes de son attachement à la foi catholique et avait eu l'honneur de porter les chaînes. Sa plus grande joie était de mettre sa fortune à la disposition des missionnaires séculiers et religieux et de leur offrir un abri sous son toit.

Cependant la violence de la persécution l'obligea de chercher un refuge sur le continent. Il passa quelques années à la cour de

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