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cence du 1.2 benzoanthracène, sauf leur longueur d'onde absolue. »
ne de là, les études se portent sur les dérivés du
2 benzoanthracène, et c’est ainsi que :
ee Cook et Doods extraient du goudron en 1933 le 1.2-5.6 benzoanthracène et le 1.2 benzopyrène. Enfin, un autre carbure cancérigène est découvert : le méthylcholanthrène. Ces produits découverts, Cook et Doods s’aperçurent qu'il existait une relation entre le cholestérol, les acides biliaires et les hormones œstrogènes d’une part, les produits cancérigènes d'autre part.
En effet, parlant du cholestérol, on peut, dans un premier temps, arriver aux acides biliaires.
L'un de ces acides, l’acide dioxycholique, donne comme dérivé le méthylcholanthrène.
L'acide lithocholique, autre acide biliaire, permet d’arriver à la folliculine.
Ainsi donc, partant du cholestérol, on peut arriver, par des séries de transformations, soit au méthylcholanthrène, soit à la folliculine.
Or, expérimentalement :
1° Le dérivé dipropylé du 1.2-5.6 dibenzoanthracène est œstrogène. Le 1.2 benzopyrène également.
C'est-à-dire que les produits cancérigènes sont œstrogènes.
Mais inversement :
2° Les produits œstrogènes se montrent parfois cancérigènes.
En effet, il est démontré que si l’on injecte de la folliculine avec continuité à de très jeunes mâles, on peut obtenir chez eux des cancers du sein (Lacassagne).
Shockaert a prouvé que la folliculine active l'apparition du cancer du sein chez la souris.
Leo Lœb, en Amérique, a remarqué que le facteur ovarien est indispensable à la formation du carcinome spontané de la souris. Cet auteur prétend que le cancer du sein n’apparaît
en effet jamais chez la souris châtrée. Il a encore pu tirer comme conclusions de ses expériences que :
1° Plus l’action s’exerce longtemps, et plus le cancer apparait rapidement et fréquemment;
2° Que le cancer peut se produire longtemps après que le stimulus a été supprimé.
En résumé, tout se passe comme si glande mammaire et tumeur mammaire avaient besoin d’une même substance pour proliférer. Mais il y a mieux : Benelli, dans sa thèse, portant sur le Cancer expérimental des carbures synthétiques cancérigènes, cite l'observation d’une malade du Professeur Sabrazès qui, atteinte d'aménorrhée, prenait régulièrement depuis cinq ans XX gouttes par jour de Gynœæstryl. Or, cette femme, après avoir souffert de ses deux seins, consulta, ce qui permit de reconnaître au niveau des deux glandes mammaires une maladie microkystique accompagnée d'une tumeur au sein droit qui, après exérèse et examen de la pièce, s’est révélée être un « fibro-adénome végétant intracanaliculaire, avec tendance au débordement des limitantes. »
Cette observation, venant à l'appui de tout ce que nous avons vu précédemment, nous donne à penser que produits cancérigènes et hormones sexuelles ne sont pas tellement différents les uns des autres.
Benelli conclut :
« À notre sens, il nous paraît logique de penser que les hormones cancérigènes, si elles existent, proviennent d'un métabolisme vicié, de ce métabolisme qui, du cholestérol, aboutit à la folliculine en passant par les acides biliaires. »
Pensant qu'il s’agit « d’un aiïguillage des produits dérivés des stérols vers une destination anormale... », il trouve deux justifications à cela :
1° L'âge du cancer : de 40 à 60 ans, âge ou les produits œæstrogènes lendent à disparaître;
2° Le cancer est lié au métabolisme du cholestérol.
De ces deux justifications, la première nous intéresse particulièrement. En effet, comme les statistiques le montrent, il