OBSERVATION IX
(Journal de médecine de Bordeaux du 10 janvier 1930.) Les métastases ayant nécessité une rœntgenthérapie locale alliée
à la castration, un an et demi après les lésions primitives reparaissent.
Ca à er.
En résumé, nous voyons que la castration ovarienne est susceptible d'apporter des améliorations et des survies. En elfet, on peut noter, à partir du moment où la castration a été faite.
Sur les 9 cas cités :
Améliorations :
1 de lan et plus; 1 de 2 ans et plus; 1 de 6 ans et plus.
Survies :
1 de 6 mois; Les ; 3 de 2 ans; 1 de 3 ans.
Ceci met singulièrement en reliel la valeur de la castration. On peut objecter que la castration n’est pas pratiquée seule, mais concurremmient avec soit l’exérèse, soit [a radiothérapie locale, soit les deux ensemble. Proust y avait songé. Faisons donc notre statistique, comparons-la à celle de Proust, additionnons les résultats obtenus par lui et par nous, et voyons si cette nouvelle statistique est supérieure à celle de Proust. Si cela est, Proust ayant pu conclure, faiblement il est vrai, à la valeur de la stérilisation, à fortiori pourrons-nous le faire.
Or, des 9 cas cités, on peut noter :
1 décès survenu au bout de 1 an;
3 décès survenus au bout de 2 ans;
2 décès survenus au bout de 3 ans.
Enfin :
1 cas de 2 ans et plus;
1 cas de 7 ans et plus;
1 cas de 14 ans et plus.
Voici la statistique de Proust; sur 11 malades :
7 cas guéris depuis 3 ans et plus;
Lo
4 cas guéri depuis 11 mois; 4 métastase actuelle, 3 ans après l'intervention; 2 décès en quelques mois dans des cas très avancés.
D'ores et déjà, nous pouvons remarquer que notre statistique personnelle est encore plus encourageante que celle de Proust. Il en résulte que leur somme ne peut qu'être également plus encourageante que cette dernière, possédant par ailleurs plus de valeur qu'elle, puisqu'elle groupe un plus grand nombre de cas.
Sur 20 cas groupés ainsi :
10 guéris depuis 3 ans et plus;
1 guéri depuis 11 mois ;
1 métastase 3 ans après l'intervention;
1 métastase 1 an 1/2 après l'intervention;
2 décès au bout de 3 ans;
3 décès au bout de 2 ans; -
2 décès en quelques mois dans des cas très avancés.
C'est donc avec 20 observations que nous nous permrettrons d'affirmer que :
4° La castration n’est jamais redoutable;
2 Elle rend souvent des services en retardant l’évolution des lésions.
C'est aussi l’avis de Maisin et Vassiliadis, de l'Institut du cancer de Louvain, qui pratiquent systématiquement la castration ovarienne chez les jeunes femmes atteintes de cancer du sein.
La castration, alliée à la seule baryothérapie, leur a donné les résultats suivants :
Cas opérables : :
46 cas. ? an de recul. 42 cicatrisations, 91 %. 31 cas. 1 an 1/2 de recul. 29 cicatrisations. 92 %. 21 cas. 2 ans de recul. 9 cicatrisations. 89 %. 16 cas. 2 ans 1/2 dé recul. 14 cicatrisations. 86 %. 10 cas. 3 ans de recul. 7 cicatrisations, 70 %,.
Cas inopérables : ea e
31 cas. 1 an de recul. 24 cicatrisations. 76 %. 19 cas. ! an 1/2 de recul. 14 cicatrisations. 52 %. 13 cas. 2 ans de recul. 6 cicatrisations. 45 %. : 6 cas. 2 ans 1/2 de recul. 3 cicatrisations. 50 %. 3 cas. 3 ans de recul. 2 cicatrisations. 66 Ge | Les chiffres que voici ne permettent pas de douter de la valeur de la castration, puisque, pratiquée concurremment avec : nee | 4° soit la baryothérapie; 2° soit la radiothérapie locale; 3° soit l’exérèse chirurgicale, elle donne des résultats qui, s'ils ne sont pas toujours excellents, sont, dans la majorité des cas, supérieurs à ceux obtenus par une seule de ces méthodes.
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