CHAPITRE IV
De la coudu^ du prince avec les étraogers.
Il, ne suffit point qu'un état soii, affermi ^ur des l>ases solides an dedans, s*il n'est encore assure par des al* liances au dehors ; et ce n'est pas un àes moindres mconyéniêins des gonrémemèns en général, que la plupart des obstacles vers le bien naissant moins de leurs diverses constitutions que des relations externes, contraints de donner à leur sûreté *des soins qu'ils devraient consacrer à letir police intérieure, ils sont malheureusement presque toujours plus forcés de penser à se mettre dans le cas de résister atix autres, que libres de s'occuper de ce qui peut les rendre parfaits en enx-mêmes.
Tel est, plus que toute autre chose, ce qui donne nn avantage si réel aux peuples insuknres, et à ceux qui tfnt le bonheur d'êire isolés. N'ayant que leurs propres passions à craindre, et ne se trouvant point à la portée des étrangers, leur marche avec eux est simple et toujours tmiforme, parce qu'ils savent- qu'on ne peut les attaquer dans leurs loyers, où l'ambition et l'avarice des autres peuples sont dans l'impossibilité de se faire senlir. Au contraire, les nations qui sont
yain si le peuple ne gémii pas; et leurs menées nV bouliss.ent à rien quand il e^l sans envie ^e fremucr. malgré toul ce que j^ai dit de Tinconstance à^ pejiipje il n'y a guère que le fanatisme cl la misère qui puissent le soulever; car à moins qu'il ne sgit d^n^ ce^ malheiu'eux état qui le rend impossible à gouTermsr, ; et dont j'ai parlé au second chapitre, il est presq^ î toujogis tranquille quand on ne touche point ^ sa religion y à ses coutumes , et à ce qui le fait vivre. (/^ r bondance et le bonheur dont en quelque sorte jouissait • jcelui de If orne expliquenjt la durée des jours de NërQp, et celle des autres monstres dont les fiireurs désolant l'empire ne tombaient que sur les riches et les puissans, tandis qu'en France au contraire les conspira- ! tions furent fréquentes sous Henri lY, pairce que toits les ordres du r.pyaume élaient mécontens, et le pejuple foujé, conime le i^emarquait le cardinal d'Qs^t. Les attentats contre la personne du roi, dit-i^, ne pourront cej^^er qi;ie qy^d il aura ;*éfprmé Télat en diininil^t les impôts 9 <}Wn^ il a,ur;a réprimé l'audace des ipë- .contens, celj^e d,es .traîtres et des séditieux , .q^e les étrangers coixompen,t jpour s^emer le trouble , pi efi soulever centre leur pr<jnce, dont la couronne ne peut être assurée tant que Jle$ divers intérêts die tous les partis ne se réuniront -points et que le peuple ne sc^ra pas soulagé. Malheureusepient Henri lY succQmJba ayan^l d'avoir (^catf:isé Ijes plaies de la JFraxvse, ^qnoiqu'il eût ,déjà tant fait ;po,ij^r son peuple qu'i) ^iipfâi vérit^lemen^
Quejq^ci fîé^ution qpî^jon prenne pQi^ apaj^ une