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LE RAYON 1>E SOLEIL

traire, le résultat de la réunion des couleurs. Mais Newton n'avait vu qu'une partie du spectre , celle que Ton voit communément, c'est-à-dire à peu près la moitié. En-deçà du rouge et au-delà du violet, se trouvent encore des rayons dont la présence se manifeste par de curieuses propriétés. On les met en évidence en présentant Certaines substances (infusion de quinquina) à leur action.

Toutefois, pour voir ce qu'on appelle le spectre obscur^ il faut entretenir l'œil dans un état d'irritation spéciale qui étend les limites et la délicatesse des appréciations de cet organe. Et non-seulement l'œil doit être dans un état exceptionnel, mais tous les yeux ne sont pas également propres à la per^ ception de toutes les parties du spectre.

On cite quelques exemples assez curieux des particularités de l'œil qu'on rencontre quelquefois : Davy manquait du sens des couleurs d'une manière absolue et ne voyait dans les fruits que la forme; il existe des personnes qui ne voient pas certaines couleurs, toutes ne portent pas le même jugement sur les mêmes couleurs. De là la confusion des jugements chez différents peintres. On peut comparer ces effets à la surdité relative et à ce qu'on nomme l'oreille fausse.

Ce n'est pas une simple séparation des couleurs qu'on obtient dans le spectre; les rayons de couleurs diverses ne frappent pas les yeux seulement. En même temps que chaque rayon apparaît avec sa couleur propre, il se montre aussi avec toutes ses propriétés caractéristiques.

Dans le rayon de soleil se trouve de la lumière,

de la chaleur, des propriétés chimiques, etc. On retrouve cette lumière, cette chaleur, ces propriétés dans le spectre. Mais, tandis que dans le rayon de soleil tout est mêlé et confondu, et que les rayons divers forment une association où tout est en commtm; dans le spectre, au contraire, leâ divers membres de cette association, séparés, apparaissent avec leurs propriétés spéciales. Ainsi, la lumière se trouve plus particulièrement localisée dans le jaune et la chaleur dans le rouge. Les propriétés chimiques appartiennent aux rayons violets, et la phosphorescence de certaines substances résulte de Taction du spectre obscur.

On ne s'est pas borné à l'étude du spectre solaire; pour faire une étude complète du phénomène, on a interrogé les spectres des lumières naturelles et artificielles.

On a reconnu que le spectre solaire et celui de chaque étoile est strié transversalement d'un grand nombre de raies répandues irrégulièrement sur toute !a longueur de la bande colorée et présentant toujours les mêmes dispositions par groupes se rattachant chacun à une même couleur. — A iphaque corps céleste lumineux par lui-même, correspond un système de raies qui le caractérisent; mais nos flammes artiflcielles ne présentent ces raies qu'autant qu'elles renferment d^ vapeurs métalliques. '— Enfin , la combustion des métaux donne heu à la production de taies brillantes différentes pour chaque métal et servant à le reconnaître. De là l'une des plus brillantes découvertes : l'analyse spectrale, qui permet de sigaaler âaas un

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