LES CINQ 8EN
LA PEAU ET life BAIN
t. — ta PeaU.
Il semble au t^remier abord que les mains soient seules exposées à se salir, parce qu'elles nous servent à saisir les objets^ et que le visage et le corps, jJongeant dans l'air et plus ou moins abrités par les vêtements, n'aient point à souffrir de souillure ^
Mais Tair, malgré sa transparence et sa couleur bleue si pure, n'en est pas nioins un vaste réceptacle où se trouvent des détris de tous les êtres et de tous les objets, des vapeurb de tbuS leà liquides j deà gaz et à&s miasmes de toute iiàture, des gef ines in* nombrables de végétaux et d'animalcules microsco-» piques.
L'atmosphère des villes est comme une mare où se dépose un épais limon que les tempêtes atmosphé-» riques balaient difficilement.
Voulez- vous voir la poussière en suspension dans Tair? Fermez les volets de votre chambre; ne laissez pénétrer qu'un rayon de soleil dans la pièce obscure, et observez maintenant sur sa route lumineuse les myriades de corpuscules d'une extrême ténuité qui viennent tour à tour se baigner dans la lumière.
Ârmez-vous d*un verre grossissant, et vous fe« connaîtrez les débris à leur grosseur, à leur couleur, à leur forme, à leur nature; la laine du tapis, la soie des vêtements, le bois du parquet* le plâtre du plafond, sont là mêlés et confondus. Cette même poussière , venant à se déposer sur notre peau plus ou moins moite, la salit rapidement.
La peau enveloppe le corps tout entier, non-seulement le dehors, mais4e dedans. Elle tapisse Fintérieur du nez, de la bouche, pénètre en se repliant dans toutes les cavités du corps. Nous en avons plus d'un mètre carré.
La peau ne peut être malade sans que tout le corps y soit intéressé ; soigner sa peau, c'est se soigner tout entier. Mais pour la bien soigner, il faut la connaître.
Deux couches superposées forment la peau : celle de dessus ou Vépiderme; celle de dessous ou le derme. Entre les deux se trouve le pigment ou matière colorante.
Le derme est sensible, grâce au réseau nerveux