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LE NEZ ET LES ODEURS

Les dictons sur le nez sont des plus populaires. Si un objet est en évidence, on ne manque pas de dire qu'on le voit comme le nez au milieu du visage, — On fait allusion à la position avancée du nez lorsqu'on dit qu'Albert ne met jamais le nez dans un livre, tandis qu'Edmond fourre son nez partout. D'un homme qui a du tact ou de la prévoyance, on dit qu'il a le nez fin, comme pour indiquer qu'il prévoit les événements comme on sent les corps, c'est-à-dire à distance ; et de celui qui ne sait pas prévoir, on dit qu'il n'a pas de nez.

Le nez est, en effet, admirablement-* propre par sa disposition et sa conformati0n sua rôle qu'iL. eil appelé à remplir. C'est une sorte àe pétita diaioih née dans laquelle l'air pénètre et s'élève eisfttciMuEit

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les odeurs à chaque inspiration. Le tuyau va se rétrécissant jusqu*à la partie supérieure, où se trouve la communication du nez avec la bouche.

Une cloison flexible en partie, qui partage en deux les fosses nasales et des replis en forme de gouttières augmentent la surface intérieure du nez. Les odeurs sont donc saisies par un grand nombre de points. De plus, ces parois sont maintenues constamment humides, et les parcelles des corps odorants s'y fixent comme la poussière sur un corps mouillé.

Jusque-là, il ne s'agit que d'un appareil propre à recueillir les parcelles odorantes, d'une sorte de filet à nombreux replis et à grande étendue qui les recueille au sein de l'atmosphère. Mais au-dessous de la muqueuse s'épanouit le nerf des odeurs {nerf olfactif)^ qui va happer, pour ainsi dire, les molécules à Taide de ses nombreux rameaux. Ceux-ci tapissent l'intérieur du nez et sont plus nombreux, plus ramassés tout en haut, à la racine du nez, où les canaux sont plus étroits et plus humectés. Le nerf porte au cerveau qui les apprécie les impressions qu'il a reçues.

Là se borne le rôle de ce nerf; il ne sait que sentir. Le froid et le chaud, la lumière ou les ténèbres lui sont indifférents. Il n'est sensible qu'à une bonne ou à une mauvaise odeur. Il a une mission spéciale et ne remplit que cette mission. .

Les personnes qui prisent du tabac déterminent une légère irritation dans rintérieur du nez; aussi le liquide abonde-t-il pour éteindre le feu. C'est un véritable vésic^toire ^ont il ue faudrait

faire usage que lorsque le besoin s'en fait sentir ^ car rhabitude du tabac a bien vite émoussé l'odorat et affaibli l'action irritante. Ce n',est plus alors qu'une coutume malpropre.

Combien doivent être ténues les pg^rties des corps qui pénètrent dans le nez et que nous sentons ! Il est diflftcilô de s'en faire une idée. Nous connaissons des corps qui ne sont visible^ qu'au mir croscope : pa? exemple, les globules rouges qui nagent dans notre sang et lui donnent sa couleur, ont un 150® de millimètre, c'est-à-dire que 150 de ces lentilles à la file n'occupent pas plus d'un millimètre de longueur. EI^ bien 1 ce ne sont pas les plus petits : il y a des globules d'un 400* de millv-s mètre dans le sang de certains animaux.

Certains fils métallique?, ont une épaisseur d'un millième de millimètre.

Leg. feuilles d'or avec lesquelles o^ dore les cadres ,^ les lettres d'enseigne, etc., sont telleiAent minces qu'elles s'envolent au moindre souffle, bien que l'qr so^t un de^ corps les plus lourds. Devix cent niille de ces feuilles superposées, empilées, font une épaisseur d'un centimètre environ.

Les flls dont l'araignée tisse sa toile, et qui sqnt si déliés , sont formas d'un certain nonibre, de fil% tellement fins, qu'ils sont invisibles à l'cpil nu.

Les animalcule? microscopiques ont des dimensions analogues à celles des globules ^u san^.

Maift combien cette division, déjà extrême, est dépassée par celle des particule? odorantes! Quand on songe qu'un morceau de musc répand [son odeur dans une vaste chambre, en imprègne les nueubleg

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