‹ Mercadet comedie en trois actes, en proseChapitre 20 sur 40 · SCENE ni · texte numérisé non relu

SCENE ni

MERCADET, MINARD, JüUE, M— MER- CADET.

julie. Venez, ma mère, je suis sûre qu’Adolpbe a triomphé de tous lesobsiades.

m"* mkrcadbt. bloo ami, monsieur vous a demandé 1a msin de Julie, quelle réponse lui avez- vous faite?

mkrcadbt. C'est b monsieur do parler.

minard, à part. Comment lui dire?... mou coeur se brise I Julie. Eh bien , Adolphe?

minard. Mademoiselle.. . .

jolie. Mademoiselle!... No suis-jo plus Julie. Oh! parlez-moi vile... tout est arrangé avec mou père, n’csl-ce pas?

minard. Votre père a ou confiance on moi... il m’a dévoilé sa position, il m’a dit... julib. Achevez, achevez doac.

mercadet. J'ai dit b monsieur que nous sommes ruinés.

julie. Et cet aveu n’a rien changé à vos

desseins... b votre amour..* n’est co pas, Adolphe.

minard, arec feu. A mon amour! (Mercadet, sans être vu, lui saisit la main.) Je vous tromperais. .. mademoiselle, (parlant avec effort) si jo vous disais que mes desseins sont doin curés les mômes.

jolis. Oh! c'est impossible! ce n'est pas vous qui me parlez ainsi.

m** mbrcadkt. Julie.

mibard. 11 y a des hommes b qui la misère donne de l’énergie, des hommes qui seraient heureux d’un dévouement de chaque jour, d’un travail de chaque heure, et qui se croiraient mille fois payés par un sourire de joie d’une compagne chérie. (Se contraignant .) Moi, mademoiselle... je ne suis pas de ceuxlà... la pensée de la misère m’abat... je... jo ne soutiendrais pas la vue de votre malheur.

julie, pleurant et se jetant dans Us bras de sa mire. O ma mère ! ma mère !

m"* mkrcadbt. Ma fille... ma pauvre Jolie ! minard, bas. En est-ce assez, monsieur?

Julie. J'aurais eu du courage pour deux .. vous i.o m’auriez jamais vue quo souriante... j'aurais travaille sans regret, et le bonheur aurait toujours régne dans notre ménagé... vous ne l'aurez pas voulu, Adolphe!... vous no l’avez pas voulu.

minard, bas. Laissez-moi... laissez-ruoi par- | tir, monsieur.

| mercadet. Venez.. .

minard. Adieu... Julie... l'amour qui vous livre à la misère est msense. J ai préfeié l'amour qui se sacrifie b votre bonheur.. .

julie. Non... je ne vous crois plus. (lias A sa i»èrt. ) Mon seul bonheur était u'èlre b lui.

jcstin. Monsieur de la Brive ! monsieur de Méiicourt.

mbrcadkt. Emmenez votre fille, madame...

Vous, monsieur, suiver-moi... (A Justin ) Faites attendre ici. (A Minard.) Allons... je suis content de vous.

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