‹ Mercure de France, tome 1Chapitre 10 sur 168 · N OIT SANS NUIT · texte numérisé non relu

N OIT SANS NUIT

O cristal !ô miracle ! le fleuve s'endort dans l'éclat Pur et rose du. ciel Vespéral où déjà point l'aurore. ; Un sourire angéliquè a glissé radieux sur le monde :.

La nature est un rêve divin qui caresse les yeux. • Ce n'est pWPatmosphère éblouie et sans frein des journées, - Mais, un ■ luxe idéal de : surfine s . et. tendres lumières, . ;Le soir Vient déployer ce vélum, onctueux de couleurs, ■;P?l l'azur diaphane avec faste est drapé de soieries ' Rubescentes, topaze, émeraude, améthyste et cuivrées. Plus ardentes au. nord,. les nuances s'éteignent au sud, : Comme un rythme affaibli qui répète un motif de triomphe. ; Le: sole^s'est:c Q u C hé sops un dais de splendeurs cramoisies, , Et: son lit br^illenx est Funigue feston violent " ' ' . Dû minurt calme et ;clàir dont, charmé, Réjouit Tempyrée. tJn silence Serein 'a. noyé ce sommeil sans ténèbres ; , "^beauté naît plus belle; la paix ensemence Famour *

vivre, :sa patrie.

Si^PêterJsboHjr^juin (2889* ••:

Louis ÈJumùr

("v fovJR ë

Page 1