‹ Mercure de France, tome 1Chapitre 130 sur 168 · VIEUX DEVANTS DE CHEMINÉE · texte numérisé non relu

VIEUX DEVANTS DE CHEMINÉE

^ L'Amour se promenait, il y a dé cela un peu Meudon 6 . 06 " 1 ""' dans les taillis » ^taillis verts de

Paole.cTlionneui

.Vint une mignonne qui, pour entasser dés violettes les violettes qu'elle vendait si cher sons

ll*?^r e * de f°ï' aVait Pris la viei » & îotto de ?nn fat^T'i, 1 * h ^" e Chargée 0r d»nairement dédans branches mortes. L'Amour sauta

Ze me pâme ! •,.'.■■.

Oh! ce fut à peine le poids d'un bouquet aioùte aux poids^des autres bouquets. Pourtant, fillette curieuse de se tourner, et mon lutin de se pencher

cascula, et la mignonne en fut coiffée. Le peintre qui les surprit créa le chapeau Directoire...

Incoyàbïe! Paole d'honneuï

Au bout du jardin un lilas est planté - Cascadez roses et fleurissez pervenches!

Pierre aime Jeannette, ce sont deux promis :

Chantez le rossignol, bourdonnez les abeilles Sous 1 arbre embaumé ils échangent leifrs Srments, tandis que le lilas blanc éparpille autour d eux comni e les grains d un chapelet P ae%/erg^

Si!i rre 'ii m0n ami , Pie rré à la guerre est allé : vendes! ' V ° US lw "^ 5 ^P™- \* .P^r-

Jeannette attendra Pierre tout le long de sept ans : .-.

Tais-toi le rossignol, piquez-mpi les abeilles! -, Se souvient-il de ses îserments, tandis que chaque avril le lilas blanc pleure ses fleurettes comme des larmes de parfum?

Près du lilas blanc, Fami Pierre? est planté : Cascadez roses et fleurissez pervenches!

Jeannette accourt, car il est à cheval ; , /

Chantez le rossignol, bourdonnez les abeilles! Il a-un cheval, c'est un bel officier, et, tandis que Jeannette l'admire, il cueille du lilas, lui jette un louis «Tor, disant : « Voici pour toi, petite, ma femme aime les fleurs...»

; Mil- .. - ■ •'. :

Ils étaient partis depuis lematin, les deux grands diables de bœufs 'roux et maigres, aux cornes menaçantes/ capables de démolir les bastions d'une ville. Ils étaient partis, brisant un bonne fois le joug, usant de leur force, de leur yolonté> de leur droit, pour eux-mêmes. L'un avait fait une blessure au maître fermier, Fautrê avait fendu la porte de Tétable, car ils y allaient durement, les bœufs révoltés ! Serfs la veille, ils devenaient bandits le lendemain. Puis ils s'étaient sauvéà dans les champs e'îi fleurs ; dans Therbe molle qu'ils rêvaient de paître à letir guise. : , ■

Le soir vint; ils allaient toujours, sans trop savoir où; Sur la colline, Tétoile du berger s'allumait Des remous dé velours couraient le long des prés comme la naarée montante du crépuscule, 'et -lés arbres pliaient dans leurs feuilles toutes les nichées d'oiseaux'.

« Halte! >> dirent; les boeufs qui ne riaient plus.

Ils s'examinèrent j pensifs ; leurs gros bons yeux eurent des larmes attendries.

u Qïi rentre, là-bas, risqua le premier.

tf 4 . MERCVRE DE FRANCE

« Oui, répondit le second, le soir est fait pour rentrer I r .

a Si nous rentrions? > ajoutèrent-ils ensemble. Au fond d un chemin creux passait un gamin en blouse; il tenait une verge de saule et un panier

décoller. Lès bœufs regardèrent au-dessus de la haie. ;

« Je crois voir un aiguillon », murmura le premier poussant son compagnon de la corne.

pn frisson les prit. Le soir tombait, ,et avec le

soir toutes leurs révoltes engendrées par le êai soleil. r °

« Allons !» soufflèrent-ils.

Et ils sautèrent la haie.

Tête baissée, le pas lourd, le front incliné sous le souvenir du vieux joug, ils suivirent le gamin à la verge de saule, qui; tout fier, les ramena chez

eux.

Il allait, heureux et fou, le ciel tout entier dans les plumes, car c'était un oiseau de passage de ceux qui, librement, changent de bleu lorsqu'ils sont fatigués d'un horizon. Petit, léger, mais orgueilleux comme un pauvre espagnol, il chassait devant lui une troupe d'insectes et pillaitles terres ensemencées. Ces oiseaux sont des philosophes. Pourvu que revienne un beau jour à chaque nouvelle aube, que le vent les lance plus haut à chaque bouffée, ils vont, se secouant l'aile sur les cerveaux humains.

Un matin, l'oiseau se heurta contre unecagë; son pays, l'infini, n'ayant pas de porte, il entra sans défiance et fut fait prisonnier.

Trois fois seulement l'Aurore pleura son courtisan, trois jours seulement Toiseau contempla la nue qu'on avait rayée de fer ; ensuite, il expira, farouche, l'œil perdu dans un azur lointain où dansaient les alouettes.

■JwFÀ 1 * 11 ' d * r ° Se et deà tons opalins, puis un fond de mer transparente. ! • «pu*» un

a£% hUÎtre ï âiUe au solei k L'Amour, le W des vagues vole.et Vénus, laissant là lé bambin joue dans l'eau avec ses nymphes . (Il nV a que V^nuspour oser abandonner En aveugle.) Soudan ; eUe°d U eVrL7 la ^ se sent I>ns paf V P îed , U SIM ??tï ns ' secoue lèches eï carquois fer™ Tî ,ie - héîas! « à touché l'huître qui?" rL tormldtbÛ^Z ? 1'°* en Ç uissan « ^C énnemii:

Jupher ^ée P H rI f l b,en î ot d .' a PP«1" la foudre de îl fÏJtï'f ■?*%■ de Mars ' le trident de Neptune et il agïte frénétiquement ses ailes: mais l'étau se resserre de plus en plus. Enfin; il compose le W abot" qU ' doit ""jours faire uuTmo U ?âux

tro^p^u^a demanda -^ tâtonnant pour ; D'une yoax ironique, lé mollusque répond '••

aux 'taSH^i ^A me des t in es à servir ^emblème aux femmes stupides, petit vaurien, et il est iuste de^me donner une compensation; Foi de coquTlle

îc!orlt^Jt npte Uçhe P as 1 ue -ta °e Taies : tra|e t e faveur P° ur m * consoler de cet ou-

L'Amour 5 e penche, tout rageur : deux crosses larmes tombent sur l'huître, qui s'ouvre C veillée, aux premières perlée mies. ' 6r ~

fj^i?™' d + U r ° Se et des tons opalins, puis un tond de mer transparente... *

■ ■' ■ Rachilde. '■

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