‹ Mercure de France, tome 1Chapitre 139 sur 168 · LA: TOUR · texte numérisé non relu

LA: TOUR

Mes douze palais d - or aé poavant plns sirffi . Mon coeur royal étant désenchanté du jour Un soir, j'ai fait monter mon trône de porphyre ' Pour jamais au plus haut de ma plus hautetour-

Et là, dominant Thomme et les cités sonores, J ai vécu seul parmi l'azur silencieux,. .

^ voir, indifférent, les couchants, lès aurores Mirer leurs ciels dans l'eau déserte de mes yeux.

PHe, j'attends, le goût de la mort à la bouche, ta terre est à mes pieds comme un chien qui se couche: . "Mes mains flottent parmi les étoiles, la nuit; .

Rien n T a distrait mon œil immobile sans trêve, .Sieir n'a rempli mon cœur toujours vide, qui rêve Sur TmcommensuraMe nier de mon ennui;

Et le néant m'a fait une âme comme lui } ■/

Albert Samain.

SONNETS

Ton âme que j'explore est la forêt muette

Qjie Je vent fait, au *oir, frémir sur la «randWte ■

Comme elle, je la sens vaguement inquiète. ' '

Mais, se berçant au gré d'une âme indolente

î f M- md *& é parmi les hMtes fiÏÏs;

£ Kd cwl am0Ur SOUS ses d * u * ailes °Whe S . ut ce nid, c est ton cœur, ma brune nonchalante*

: TM?p£r appr ?i^?*' Posant, où. le ciel se pavoise Dè& Paurore l'oiseau va chanter sa romance ?

Et toi ! ne veux-tu pas qu'alors je l'apprivoise ? .

Donïïf S" 16 " ple , in - <jte tendresse immense, gont la câline ^main lui sera douce à l'aile

*\>ur, de ton cher amour, feire un chanteur fidèle.

\V<*ria*îte. du sonnet prêcédentS .

-Ton ime est la forêt silencieuse et vaste

g* S ble ?" v * nt : léger de : ta mélancolie; Comme au «el d'un soir calmé nne étoile pâlie Sur elle,; avec bonté, s'allume ton œil chaste '

Mais à l'horizon bleu, quand, luira l'Espoir rose D une^anrore où. persiste un charme de mystère Dans ton ccenr chantera l'habitant soHtafee. ' .

Je serai 1 oiseleur a la main douce à l'aile

tant , en yeux par mes soins feiré un chanteur fidèle!

-ftfW^oo. .-..'.". "J*"BH.-I*ÇIE»CQ P

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