CRÉPUSCULAIRE
Tu m'apparus un soir d'hiver mélancolique : '
Envahi par la nuit sinistre, l'Occident !
Evoquait ces lointains de vieille basilique, Où s'érige en splendeur le maître-autel ardent ; Tu m'apparus un soir d'hiver mélancolique..
Dès grâces du couchant ta beauté fut l'égale : Tes longs cheveux demeurés seuls à te vêtir Semblaient la mer roulant des roses dû Bengale A l'heure où les soleils mourants vont s'engloutir ; Des grâces du couchant ta beauté fut l'égale.
Mais l'âme éprise d'horizons crépusculaires^ Haïssant le réel pour ses fauves midis, Tu n'aimas. que la brume où les regards stellaires S'avivaient à l'appel de tes yeux agrandis, Chère en allée aux horizons crépusculaires.
Edouard Dubus,
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