‹ Mercure de France, tome 1Chapitre 24 sur 168 · MARINE · texte numérisé non relu

MARINE

à Charles Merki.

A l'horizon. cuivré, des archipels, deikmmes, . Secoués par le vent tels que des oriflammes Courent sous l'Astre-Roi dont la splendeur, s'endort C'est- un so ir de défaite,.* des pourpres tragiques Ensanglantent ce ciel fauve de messidor, Tandis que les armets de fuyards fantastiques Propagent des éclairs dans là poussière d'or.

Mais la mer est très calme et très doue* ■': elle rêve ! Et. le reflux berceur de ses flots flavescènts

Module en longs sanglots la chanson des absents ' ' Aux pauvres vieux pensifs attardés sur là grève.

les lames, déferlant sur ce rythme endormeur Couvrent de goémons les ocreuses falaises, Dont le faite effrité flamble comme des braises Aux coruscations de ce soleil qui meurt.

Nulle voile an lointain..: Une paix. d'élé«ie Que troublent de frissons les coups d'aile éperdus D un albaros s'épand sur les songes perdus?

Et toutes les douléuis tombent en léthargie. ,

fcclate solitaire et brutal dans le vide :

Poignardant d'un seul rai de lumière livide Le vespéral recueillement de l'infini. '

Et voici que surgit, découpant sa mâture •

Snr le décor ardent du couchant fastueux," Un navire géant, vogueur majestueux ■■•■■'■ Appareillé pour les rivages d'aventure !

Jean (Sourt

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