IE ^MEURTRIER
.... «.... Un seul atome émané de
... *tot a produit T univers ; ei 'je
. resU incorè moi tout entier. ».
(Bhagavao-Gita.)
riM»\" qt L e x" e obsession mystérieuse, invin- SÏÏS' '«-Je obéï en ce moment de crise, sous quelle impulsion le crime fut-il accompli? Ma mémémoire ne me dit rien, rien, là-dessus.
« 11 me souvient d'un état de prostration, où je me sentais descendre mollement dans un abîme vague et paresseux , avec l'appréhension de ren-
PuS re v,-n U t n p 0bSta ,^ qui rie ^ : présentait pas. ™î ri 1 / sseuleme nt,; noir, complet, absolu, cruel. Cela dura un temps que je ne peux apprécier pendant lequel; l'es paumes moites , les yeux
f* le + s tem P es ^ûlantes , je m'abandonnai à 1 annihilante oppression. : .
« Une réaction se fît alors, au cours de laquelle mes efforts , tendant à me ressaisir, semblaient au contraire aider ma conscience à se désagréger plus encore, à s'épandre dans l'à-côté/ partageant < m J n , etre + en /e«x Parties distinctes, iimulïané- . ment existantes. Vainement je cherchais à sortir de 1 invraisemblance de cette sensation: la duahté de mon individu se précisait d'instant en instant « Brusquement, j'ouvris les yeux. Devant eux se tenaitnne forme humaine, que je reconnus,
après quelque hésitation: c'était W/ dont l'apparition me foudroya par la persistance de sa netteté. .
« Uui, c était bien moi, un moi issu de moi, par cette inexplicable et pourtant consciente pfojec-
™SL Par * U -? e - S °. rte d, °bJectivation , qu'encore maintenant j'ai peine à comprendre.
« Et j'étais dans une rué sombre d'une ville inconnue. Une brume épaisse voilait de son crêpe la flamme tremblante des réverbères à la lumière indécise et falote. Des maisons s'étageaient fort irrégulièrement, les unes grandes, les autres pe-
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tites, et leurs massses noirâtres mapparaissaient confusément, comme des monstres eXmîT .
* personne ne passait, personne.
. « Quelle froide pluie commença d'essaimer ses Sf g 2 ut £ lettes ' me "**t un vernis de laq"! à la chaussée.déserte, moirant l'obscurité ! Tout fris- . sonnant,.^ marchais dans une boue grasse: et ÎÈÏ & fiente, une colère grandissait en moi
îSïïÏÏSS: causé ^ par le V". as P ect d «
«rérée'^^rl^- à r état de surexcitation exagérée , se traduisant par une marche précipitée
soï ,e s'a« ac h° V ^ Cinglade de l'herse P glacé^l5 Pas au^ll V mCS Semelles ' al °«rdiîsànt mes " 'SS'JÏÇ^ l e ^? 0r f célte fur ? ur Maisonnée 3»n + ™ ' !! Sait ffiaudire les choses inertes, ne pou* vantim attaquer aux êtres, absents. P
«.£ ^L 3 ^ d Je me beu ftai à une ombre, qui pas-
4in?, + e m °H Ge cboc fit vibrer douloureuse ÏÏÏÏ£°lFTl être - beuglé par le sang soudaimScfi^i 1 mon ^rveau, et qui battait une marche saccadée dans mes artères, pleinesà se roman? déSt Pr i éCip , Itai SU ^ elle avec un ri * brident, qui déchira le silence d'une sonnerie dé fanfare
rZl l 31S H g ° rge ' enfo nçant mes mains crist
'SfSnt îf eUSeS ' d i anS Cette cbair chaude > délicieusement. Nous roulâmes ensemble sur le sol. Je ne
S^tT 6 ?^^ î nsens é, qui me secouait tout entier, et 1 enlaçais toujoursde la mortelle étreinte.
tr^cco ? ' ?i e ne bou » ea P Ius - A Près quelques tressants ses talons martelant le sol-- et ïe sentais
unTohF^ Ilîre .i d v es ongles ' a ma fac * - 3E*
^Ft i^ q r ^ Cément, bien longuement...
«.Et j éprouvais une indicible jouissance à sensée corps panteler sous moi. Je ne pouvais détafl«n,S lr mamS de ? cou ' < ï ui «édissait, déjà plus ùzXZitri»? M?!**???* de «rands coups lans cendre S*it^ * *' - d * me P arais «»it qu^un in- :
sïnt £ ff/r -° n Crâlie ' sous i' 2553 "* ^cessant de la- folie, qui montait.
« Je ricanais toujours.
face^uv 1%T l6Vai C ^ ^ tubant > et **»** la S^ ^ - orbites agrandis par l'épouvante dernière, ou misait le reflet de là suprême horreur Ia J ace . d «nt je n'apercevais que les T eax aux
rent ^ 6 ^ fc^ ^ ^tiîS^ rence des. dents, barrée par une masse noire la
angue sans doute. D'un geste machinal, je &u£ lai dans mes poches. - : ■ . ■ ' J iouu-
«Un couteau! '." '■'.. ■■'-■"
i*î Ah :„J e , v< ? s enc «re luire la lame d'acier, dans
LjétK l T^ je Ia bra ^ dis -omme^lS!
Serte il S 1a e ° fon ÇV ail |. ré ^stan Ce dans la masse inerte la labourant odieusement. Avec ouels tressaillements dé volupté . je la p WeW* fo mante dans les entrailles bées, mutilant Je Jadt
Vr Se°s b & ntàJene /^ S<1Uelbe ^ nde destruction. Mes bras, cependant, se lassèrent, et je m'enfuis, laissant une mare dé san» *™w ^ i sous la pluie... e mareae sang violet se coaguler
* ~ L'épouvantable cauchemar] 'fis-'ie en "me
W e?t tOUt le C ° r - P / brisé d'une invincible fa! tigue, et le cerveau vide. - ■■ •
« Or, à lire, l'autre jour, le récit du dernier
S s ï« *'" RïpP'r, I'introlrvaol fmeur^
Ssîon^an^ 6 .^^ à *"** "*■?* **
« Une angoisse terrible me prit, à songer me
rappelant les détails de cette: Lit funesfe, 'que
c était bien en ce temps, à cette heure, dànscS
■aSSÎ.Ï'jS^^ - fantôme, qui était une*
«— N'est-ce pas, monsieur, que tout cela est bien étrange, bien peu vraisemblable?... Et cela me terrifie de penser que ce peut être vrai. %
salnfeî" 1 ^ !!"? àttendre ma réponse, et m'ayant salué fort courtoisement, se perdit dans la foulé.
Gaston Banville'