THÉÂTRE D'ART
sait T Dup«z d '1oA «t"^?* M " te > —• » *>»»*> pièces. P ' «P« c tecle de novembre, en ci»,
Le Débat du Cœur et da llE***»**» .,«
vile fort bonne et fort j^eiSe ^SflSSJ** "'"ï quatre personnage/: 0^X0!^ ***"*'. <*
de temp^ToutefoS SédiS.JT™ r??* 11 pl ^' *"*• quettement décoché M iwti '"V™* * a °¥ B •*" a pris le vers de huit ,*vM»t W<1,,e Saree J r : « *-'»«*«r
■^niF^ -» - ■sa? "■**
bie P u° >TtoUe 8 if teUI , SC S .° nt "? ls «*■•<■ » dire j c par. et prïnel ga^iTla p ££? Vot "*«^ «««rfa*,,
ami, de la vniie, je l'ai vue CWlîf £M ? ~ °?V. nwn portée dans son chapeau directeur qui l'a ,p-
sortie. C est, pour parler le langage de fruitier oui est maintenant à la mode, une trancfaVde vie amère *
Dans un petit salon bourgeois clos et chaud deux bourpo.s digèrent des bécassines et causent. Une disent pas leur nom, c'est bien inutile, ni leur âge qu'il "
riJS.lV S ° n V e mari et la fem ^«- Ils Rangent aïec sur la littérature, les cuisinières, sur le projrrès et sur l'avenir d'un fils unique. Ils ont 'ce qu'il faSf d'esprit eï de cœur dans un intérieur confortable. Soudain ils
Le Mari : Quelques sales voyous.
La Femme : Comme on entend bien I Ils ont le don de cruauté infus, et, le san* muet disent doucement des choses féroces. * ' ent
La Femme : J'enverrai la bonne aux racontars.
cher : S ° nS Ça demain - Allons nous cou-
rentre, tombe a leurs p ie ds mortellement frappé. Rila « '«ite»' SnSh* PaS + ^ S ? COnd acte ' San * •««*« vient q Q tire k conc,usi on VÎ lui con-
TlSe SS*: P ° Urrait êt " CeIle & .diraetonr du .-
« Je ^ on , ne e tcherche,le nez en l'air,d'où souffle et même dou «ffle le vent, Ce doit être de ce côté. J'y va s » . Dans la petite salle, les lettrés se cambraient rfo- « ?% m ^f° t mm . si Ia P iè « «ût été d'eux, et le puÊ
cLorentît" 1 * "*? aVeC P ' a * Sir ' ^^iait'finemLt 5i comprenait, lui aussi, pourquoi pas ?
nous £ P ? Ce d ? M " RachHde ! **"*«». av «nt, auront nous de la musique, au moins ? — De quoi ? Oui
pour couvnr décemment les paroles. > J « Mais enfin
■ST un J^T 1 ^ delachose F ?-Vousne la vo^êz p«f là, un peu a droite, dans le cœur du concienre, derrière sa montre à répétition. » « 11 me «emme oué ces gens parlent comme vous et moi. - Comme voïs ou? ÏSfîîK.T 1 -' tf Tmett r> ?" f «it mes cla3»°^
- « OnW ' Sl .? He garde . Ce fichu > Ia P««« 1« «». »
— « Qu est-ce qu'il y a sur la cheminée : une mndnte une t,r e h re ^ fca ^ „£££■*£
Sfaft du^„* ?" M M ,e Sa " g? < * Mmd on tu « quelqu'un, ça tait du sang? — Monsieur, tout le monde n'a pas des
crie trop fort.— C'est vrai,un homme qu'on assassinent
?ous Tes meoLT T, ^ M ' Sï ^ ° h! -ÏÏ52S tous les mêmes! Ils s'enrouent à in*„i#»- ^* u-
s enrouent à insulter ce hr»v*
- -- -— " wâ.Evwcm a insuiier ce ot»v*
le porter sur leur dos (tonneaux, chandfrtonnemixHu* qn a sa place. » — « Qu'est-ce qu'il dit de là «ËtE Madame Rachilde? - Il dit : Ahl moîje ve^ ffiR *
tnce «st-elle si grande? - Pour décrocher le lustre en cas d'.ncend,e. » « Tiens, on distribue des cXp£|2
rflE?* i T 5 mes P° ch «, moi. T)is donc, petit Ca-
rillon, donne m'en encore dix. » — « Monsieur, voua qui avez l'air d'être quelque chose dans l'«dS££! tion, est-ce que les cartes d'invitation numérotées \»nt celles qui ne comptent pas? Voici mon numéro. Où e*™ place? - Monsieur, je le regret, on s'ert a2b
Morixed, mystère en 'deux tableaux, par M. Jules Mery - Musique $e seine de M. Luoovîc Rat*.
to,? U « ma,i< l ue : t -; 1 do ™ » «tte pièce qui semble avoir SL P ° Ur e "î, ? En , eff « t » «^ possède des Bretons, uï chêne germe d'un gland, une fleur sans parfum comme «ans vertu mutile, l'écuyer Lannik, un vE^oTS! soyeur, un baiser qui est un coup de%outeau\ un spectre qui parle en vers ou en prose, au choix, et de la mmique de scène. Ne lui manquerait-ilqW de l'or^inamé'?
un^l! S L bien éCUt -' Cn UD 8t y' e d ' u " élégancf latine, un style de gens qui mettent des odeurs sur leura mou-
Des baisers éternels flottent dans l'air ihVrfi... leu» parfums plus doux encensent les cieux calmes Avec un peu plus de rime, ce serait insupportable. E le est en outre, cette pièce, forteurythm.que, comme irait mon ami V»II*t+» T*. -__ : r . ' ..- .
a:™u • «. .-"-»„—**» !»"*«» «««««ryuuniqu*. comme
dirait mon ami Vallette. Le» peraonnages se mettent tous en colère ensembleetparaissentsansceaseobeîràuno
rt, d JL C ?T ,andem . ent * Un ' Ueux » trois » '«voilipartU ; Utoen. Tu en aimes un autre. — MorixM:V«n
Own : Et il taime. — Mçriied ; H
31 me un autre
m'aime
moi.
— w. . «^ («une. — MQrt\ea : il
""A " •?'* : J f î, aune - — Marina : Laittez-moL
CW ;Tu es belle. - Mori^ed : Lmiwea-mbi/ ~ ° TO : Tu es tienne. — Mori^d : Lais***-moi . .
Owen : Tu n'iras pas. — Moriyed : J'irai. — Owen • Tu n'iras pas. — Mortjed : J'irai
Owen: C'est moi qui t'aurai. — Morited: Jamais' -1 Occift .• C est moi qui t'aurai. ...-...■
D'ailleurs ces remarques sont enfantines. Moritedajhpartent a un genre de pièces qui plaisent ou déplaisent on ne sait pourquoi, et vous mettent en bonne ou mauvaise humeur sans qu'on puisse dire autre chose que ■ j aime ou je n;aime pas ça. Le public de la répétion générale lui a fait un accueil froid, celui du lendemain /est montre très satisfait. M. J. Méry aurait grand tort d'avoir quelque considération pour le premier.
— c Monsieur, qu'est-ce que cette .horloge ? — C'est un spectre. > -,- « Et ce paquet de limaces blanches? — C est un fossoyeur qui s'est renversé du cierire sur le ventre. > — « Que dit M. Sarcey ? - Il dit : en somme, le temps passe. — Quel sang-froid ! » — c Quelle est à côté de lui, cette ouvreuse déguisée en homme et dont la langue siffle, tncuspidale comme celle de Neptune > — Serait-ce Willy ? » « Ne te semble-t-il pas que ces chœurs chantent faux? — Oh toi, tu demandera» à un chien d aboyer juste. >
tAS? ° ueu *> Surla liaiêred'un î>ois, pièces tirées du Théâtre en liberté de Victor Hugo.
Ohl un faune! — un faune pour de bon. C'est M Raynaud qui l'a prêté. II en élève en plaquettes: «LeSiifne. Les Chairs profanes, les Cornes du faune; envoi franco contre des timbres-quittance > « Pourquoi parle-t-il si longtemps, celui-ci? — Dame, l'autre ne veut rien dire » — « Mais ils sont très bien, ces vers- là; qu'est-ce que les journaux ont donc à écrire du mal de ce pauvre monsieur George ; il a presque autant de talent que son grand-père. > —
c Le directeur devrait bien changer son souffleur — Mais c est le souffleur qui dirige. »
Il convient, pour terminer, d'offrir aux acteurs, aux actrices (voir le programme), « à toute la troupe > t un fort bouquet de louanges. Mais ce qu'il faut surtout vanter, c est la bonne grâce avec laquelle ils acceptent modestement de petits rôles, dans des pièces non encore jouées d'auteurs qui ne sont pas trop célèbres.
Jules Renard.
AU THÉÂTRE LIBRE
Soirée du 36 novembre 1800 — r>. m „» ^ «
par Mmàun wcmml - M^W*^^ " F "»»** biollay. — JL« belle ODArTit^T «7 Bnte ' *** *««« « Onu» ppttwuo», par juueh *um T .
ce qui fait grand, honneur à cette entre dAJ î* ~ ' C * rt pa* au Théâtre Libre comme on ™JIt P ^ 7~ *■ ** ■• *• de spectacle de ParE ? °££ une £iree £ 5^"^ ^l"* 11 " mesure du possible et n'y plue^aVr >F ^J*™»» *■«* 1» vient chercher du nouveaud» RïïS; 9"* M * An *»ln«, ta que, de l'intellectuel^la curfoste^' ** ""'. de rarto »*on 'cause de la pièce avant ^n a «lJ£» Tem * 1,t •«■***•, après, on 8 < a ttenà toniôure â ™J «PPanUon, on en diwate
q«e l'on ne de m »de^mê ra eTftomMTF»-' *** "
fois par an, comment l'exigerait-on dTffiiSW* 0aa
. fois par mois? Nnn m **?•» . ineâtre Libre une
ment - et ce seulement e* d£l' kJ Ses * P™P«« «mlélittéraire contemporain" dl st â%„ÎT? .T ** doter ] " *'« hors de tonte comoromi«1«? f le T "»**'«»«»"». composée
détresses, wSssrsrss^njsLar^^ *V«.
pensée et donnant *.n«; «T* t inic K ral * liberté de leur juste sur l'évXTon actueûe dXtïT -*??*!. ~ ** *° te A ce point de vue, qu'elle, «oient &^« W **»**&*. plaud&aements et â'éWs T« 23S?*™? 1 ?£ npn *"Pdemeurent toujours caracféri;ti q S Ûe, S<>,réeS dn ***** Li *«
«dSTnfi. encore ™™aïw ^""^f d « U «***>". *»* * peu spiritueUe, deTa nre/sV TS?"',* *'? m » W « i ^«»«»
maison. courage, d hospitalité en honneur dans la
forL^rSe,e n I rt JnXnîa. e S JT '^A^i *,t po»e qu'nn^ari n™ « « *& C L rt " De P**" ithèie!^
Sic r,n£3 Rfiarstnwrîi
qui extraient un rire douteux au moment où Us sont tetés et paraissent aussitôt si bêtes qu'on a honte de les répéter! 7
MMm?,^ 6 ! eXqn,Sémentn,ise * n scène « «*t jouée 2. ravir par ( W« l lv « a <^™e savoureuse vicomtesse, et Régine Martial très experte, et par M. Antoine, qui a composé son personnage avec une intelligence excédant vraiment la valeur du rôle*
bi la p.ece de M. Julien Sermet est une comédie, elle n*est pas assez comique ; si c'est un drame, elle n'est pas assez dramatique ; „ cest une satire, elle n'est pas assez satirique ; si vie 11/ ^ ra,stene ' eIle "'«tpas assez* fumiste ; si c'est delà vie, elle n est pas assez naturelle. Des choses excellentes et
£!«« nrff.E™ d ' obse . rvalion Profonde si elles avaient été mieux présentées : la scène des potins, pendant l'opération chu„ rg , ca i e; le retour des médecins après la non-rénssïte A
mieT 1 * ™°î d l lafin L biendéduit ' et f™ «* d^mèTeTgoà que le : « A la bonne heure !» du médecin de Monsieur £uU
JfZF"w *"*'' céta î* le morceaQ de résistance .. J'avofehê P as J* e %^ en ««"prendre les coques auxquelles cette pièce a donne lieu, lime semble que l'étude de M. Biollày est au contraire, fort judicieusement menée. Les événements sV suecedeut naturels implacables, logiques, pour aboutir sans déviation a cette effrayante scène de folie et de meurtre oui est une des choses les plus empoignantes que- j'aie vues au
Sfî ^ ?? "* d 3Utant plus fort 1 ue le * Personnages ne sont point à proprement parler intéfessants, qu'il n'y a pas d intrigue de passion savamment excitatrice, que c'est la vie aussi simple, aussi banale, aussi triste, auss répu^antë auê
E b ^u P hTro n s té V eUle '^ nt P« ^«ngeté déposition chœur C, S V / oar< * uo1 un . bourreau? s'est-on écrié en cûœur. Ce sont de ces questions qui m'ont toujours Dam
aÛteur^ t "' aiSer,e - n f %' \ e pense ' *c«Pter TsS^t S'un M n- n e S occu P er <l Ufi <*e la manière dont il l'a traité
«W^ 0l i ay a V t ul11 ~ et c ' était son d ro»t, n'est-ce pas ? — ( Irnl U Ch *ï ï n t bourreau un cas de folie «usée par Famcurpropre blessé à la suite d'une révocation brutale et inhisté S£ P ° S fl 7 V° a el *°\î ° U n0n Sur l'oPPOrtunité de Sma:
Snlvllte™?^/^ que M Biolla y a cond «" son action avec intemité, discernement, justesse, puissance d'ex-
ÎÎ^'T tr0nvai ' les d'effets, haut comique de mots et marchl rf^encrT 01611 .* sans . a ™rri« laissé au hasard ou à la né! ghgence. La place m est trop limitée pour insister nour
comme celle de 1 interview, si joliment menée par M An-
iiïîio^T* ^ «"t^co-conrt nécessairement au strict développement du drame. On doit attendre beaucoup de
îîidiîdï» A? 11 ^- « q r\ U ' a deSServi ' c '« st le «Aie un P peu - Mr^nnl-^f r ee ,- M n Damo >' e încarne superbement le ;
K^rs v?eurrbt n e Reniar<iuable aussi Mme Ba - y *-; i
Louis Dumur.
LES LIVRES
£l?"!î!r mt devaDt CODMC »f * ce livre »ï' pmÎL^S tide, nous nous contenterons aujourd'hui de silm.lfr ,-J£ oeuvre étrange et de féliciter M. LéonGenoneeK^lw ren„,e en lumière et dans une édition si soignée^ A V
£ se^rdVrèvVe ^ 168 ' 1 ^^ "^rién^Cs "S 3E& T,.* 1! 5 i-i ï f * Ies «"agnificences cachées de le narole Ici le demi est plus tragique : car nul mieux Vue Mku£
et des humbles, comme mauvais, saint, heureux, doux ■
Laisse Us vendangeurs en leurs mauvaises vignes \
Et pour avoir dormi sous de saintes étoiles/ * " !
Rendit ses] douces mains comme des fleurs dehaix\ \
■■ *** des nymphes rtant dansUsfÙm'tshcurnx. ' ,1 ■ C est qn'il eut par dessus tout les deux dons merveillen* qm sacrent les poètes : celui de créer d~ pïÏÏlSS lÏÏ£ t ah 3l U ? S 3. m "P^sentent en eux toute une partie £&ri£ de fiction. Et tous sont nés de sa parole évratnV* , • a. rpa^ot a°ux S?' ^T, ^^ •WSJS
fata^ïlïî- 1 **^ ^T^"™ 1 1« héros d^ffiîï
-l*i W 'v' ' * * rf * ^*»ottr, <f« rêve S et de? dieu* çt le Chevalier captif de la Magicienne I =;
Qui méprise la guerre à cause de la gloire
/■>•!. A H P r ? chain fascicule : La Gloire du Vwbe <Pi*^ Qjiillard) ; Z« Chants de Maldoror (comte de LdMnS ^"f f «"«« (Charlee Guinot) ; LesVieu» T f&nS ffil siers) ; X* /fetaw <fc fc chair (Abel PeUetiert • Z« Jo^Jl^: (Arsène Reynaud); tf* 5 ,Y«/>Ar {JiS™T{lto*%. :****"
et dont l'amour seul peut remplir
marres^tridlu^r^murel et^TT f l^"** SÎ ~ geste et une attitude snécEïI M ' * d ° Dné à chacll »> «« une parfaite unité ^ W c ioiion^ œU . Vre «P^^nt décèle depuis le premier Doême/SL'/i 1 - 311 ^ 6 "* de riiythme
jusq^à la dernière pièce achevée • A r.k ' ' ' ', '
^'^JS^S^ PïftcHé. surtout c > ert tout à fait charmantes oar f a f , a " *' Û * CI ™ ai t de» page, telles queZ, Ma£i? d ?jl£ s S^-ft 1 *. P^oso»,
Phrases : « Ces billes Poupées vêtn« *î } ' ?* J ° ha bou,s de rares et qui laissent +™£- j -? es de velours et de four-
lyaée avec une belle J5ZÎT ' J 00 * **»** au divin est anapartout, ou sen f^ïStoîta WfW- ï P«5ûe vêtir de la forme que des id™« ouf t.f * ?\ «5 1 tient à ne •«ment l'attirent lei lJÏÏdï riLSX/î?" 1 ' la f ° rn,e - Spécialeétat d'âme hermétiquf "il aimf I a ^ «* ?*elatrice, d'un créature, oppressées de myrtère lîauïT. ** *', P' * 1 ^» 1«» Le chef-d'œuvre des oroses cW >? "i* "- m ^ * la rai «°«> »• très clairement auréofé SoVrf t^SV^ÉT^^ légendaire, qu'il métallisa «m. ,„ cueillie en quelque
Wr une pointe sans tabU ?* ron, P re «ne nervure, uns
Armentaria dit * « <;™™* ~.\ Z , l! gnes comme celle-ci : ciel saen^ïïement T P "* d * nS les tenèb «» «t «llon^au
le. plus délicats. H 'Jffi.'S ft^.tt^ffV* -
JANVIER x8oi »
nan, prince, Est-ce un éloge ? L'écrivain est de bonne nu»» Le penseur a renoncé. Tous les partis que peut prendra la
serait imprudent de lai opposer les nôtres. Est-il nécessaire de discuter les siennes ? Il y tient sî peti !
Vous save* quelle belle légende, celle de Thaïs. Qjtel merveilleux poème dormait là, qu*un poète aYec quelque foi — eût-elle été éphémère pourvu qu'elle eût été sincère dans l'instant — aurait écrit pour toujours. M. À- France ;
« Anachorètes et Cénobites... estimaient que les maladies de nos membres assainissent nos âmes et que fa chair ne saurait recevoir de plus glorieuses parures que les ulcères et les plaies. Ainsi s'occora plissait la parole des prophètes ; € Le désert se couvrira de fleurs.*. 9 Les diables qui livrent de si rudes assauts aux bons anachorètes n'osaient s'approcher de Paphnuce. La nuit, au clair de lune, sept petits chacals se tenaient devant sa cellule, assis sur leur derrière, immobiles, silencieux, dressant l'oreille. Et Ton croit que c'était sept démons ^u'il retenait sur sojt seuil parla vertu de sa sainteté... »
Agréable ironie ! Le ton bon enfant était-il parfaitement eu harmonie avec la gravité •— pourtant! — du sujet? M- A, France Fa pensé. i
Ce Paphnuce, abbé miraculeux d'Antinoï, s'en ira dans Alexandrie, pour y chercher la grande courtisane Thaïs et la ramènera, comme une proie, dans l'aride paradis de la Thé* baïde. Mais, blessé dans ses sons naj la beauté, tandis que l'impure deviendra une sainte, le saint sera livré à tous les démons de toutes les concupiscences. Thaïs va mourir : Paphnuce est là, l'exhortant^ le sacrilège confesseur, à la vie, à la joie, au plaisir, à l'amour. Vénus, vaincue dans son trône d'Alexandrie, prend au désert une épouvantable revanche.
Croit-on cette fable bien logique ? La puissance mystique assez haute naguère pour renverser les remparts païens dans toute leur gloire, pour arracher au "myrte royal d* Alexandrie sa plus spjlendide fleur, — pouvait-elle, cette vertu de la foi et de la charité, périr de sa victoire même ? Le faUaït~il ? Pourquoi ?
Cela sans doute est indifférent. Dans Terreur qu*ft lui plut délire cette fois, M, A* France a suivi, je pense, quelque voie vaguement scientifique, et personne n'ignore plus, ^estce pas, que ces âmes furieuses et tendres, ces Pères de la The baïde n'étaient que de pauvres hystériques à la merci du mal affreux qui avait éteint leur intelligence. Soit! Des « Bmrmxktm » ront « dé- m on -t ré * et je neveux point discuter leur compétence. Soit 1 Mais j'ai choisi une autre erreur...
Au secondaire (1) point de vue de la littérature, la non-
^^»^M^—— — ^ -.1 — .- |.l I II 1 — m ■■ i m . H 1 ^IW ■ WWM. M I .^ IM I ■■ »J I Mil— m i 1 il. 1 ■■■ 1 lu i il
(1) Secondaire dis-je, la liiiiraturt littéraire y celle qui n'est pas dans l'esprit du poète un moyen de grandir vers son propre et personnel Dieu. Ch. M**
5 8 MERGVRE DE FRANCE
velle œuvre de M. A. France est des plus recommandables.
Ch. M"* Us Œuvras et les Hommes, par J . -Ba*bby d'Ausevhlt Tome XII. Littératures étrangireï (LemerreV - Dei^mtaw Polémiques, par le même (Savine). - Le nremier *f ^ volumes contient eatre autres, les études su? ShXs£.re
LÏÏÙiï* È ne Po , e off ^ nn -', Gœtl,e ' <•?**• Dant «> sKfiKï
k:?J* n Poe. Parmi les pages du second : La Cuvette dé
Samte-Beuvc, Le Robespierre des honnêtes gens, lesSmaes
o- — r - — .«.se, w » x-uies, cas-
érudit ae .r^irrHS/raLiT^h ffiL^»".^ hste de violence et d'ironie, sur les minces faite ™ ï'Sa hté le grandiloquent et inquiétant d'Aurevilly D e ces irô"
££„* Un • labeUf f XCessif *» ltti imposa rindffférlnce
S? P r" e r r leS Ceuvres d ' art > la Publication n'eJtpas inutile Nons devons connaître ses œuvres comolètes - f™
gén.e .mpose la déférence de ne mépriser rien oT?e qui 's'élbora dans une cervelle si merveilleusement complique ! C t
m^X'wVl* de Vin « t ™«=««. ne le fait ISus haX ma ls elle le fait plus vaste. La femme dévouée à la tombe et au nom qui a entrepris ce monument doit donc pour "ner
ET?*?' V" hun,blem «»t remerciée par tous ks am P n£ de la littérature aurevilHtnni. V " amants
ne^uffirait 5 ^ £"9^™* Gvichbs (Tresse et Stock). 1 H ne suinrait pas de dire que ce roman est un livre H« ».„-. amusant attachant, un ïivre'pour femme et qu Pfiui %£££■ ™t; CeSt ^° re ' SUrtout dans les deux centT «32' cufnve^- ' Ude r3re €t ° ri « iaa1 ' du « soi »■ Léon P DuTsol y trueÙse II se^ôn™^ ? am<mr ' Comme ™ e tuli P e ^onZ refuse de l'a w 4 ' s . a PP™ ve * s'enivre de son vin. S'il reruse de 1 argent à un inventeur, c'est parce qu'il ne vent point « encourager certaines folies ». A-t-il fai? un sermeS
r£*s£ïï H££^ -*■»■=
— « Mais ,e vais être mère », dit Adelîne.
crèTe , 'nva S r» nt ' ^o»*- 11 * I e connais une maison dis- "e fêtes d ;nsT a a P uell e 1 ^ n !, enSe ' */* fleUrS partout > une *»»«
^ ffïïUSSLSÏ la-Tmf phila ^ de
B o7.Wvrô n slÛ t r e î;S1 1 - 1 el,fin - Maî f jC VOU ' P féviens «« Mr. » P guerra et 1 ne VOtts aurei à <«f-
— « Je sais souffrir ». dit-elle simplement.
Ht toujours Léon Dussol porte son égoïsme comme un ha-
JANVIER i8?i
bit de rigueur, comme an drapeau. Il torture jummmmm^ ?a m<mja d'ingénieux supplice** iwStmiTïïfîîi pose. Elle « promis de s'wfmllor; apte* ^ntfssancï Td«* £. enfant. T.eudra-t-ell« sa parole ? &5bW££»flè £££ ri£ constances pour se lier à son amant pl»».*tniib«iSoS««* gansune scène d'une violence un p*, m«od«ïï&ffî«!a blesse la mère et cause la mort àTveni^^^ \&
défendre l'indépendance de sa vie, Vt ou'tt doUà AdalK.
et part. D abord étonné qu'elle n'ait pas commis la délicatesse de son , intention, il est tout prè. de lWSSrtfiîS^ tude. Volontiers, il dirait d'elle : «Peut-on 6STJ«Sffik ce point ! » et, c'est là l'imprévu, U s'aperçoit Vu^lSli
& JaT^lf « Ctiq,e t U manUre ^««w dont 3 là déï£ tait fait pressentir quel sera son amour «»««■-
m.. J?" î r ^ s qu > a lien de snivr « Léon Dnssol dans sa brusque évolution, dans ses courses folles en compagne ffi Américaine conventionnelle, jusqu'à sa co«fr«S£tl<m romî! nesque avec cette Adeline qu'il a faite martrre fetSuTS^
nuire partie du livre de M . Guiches, ces deux cents paras que, me servant d'une expression télégraphique fort en »a£ chea les hommes de lettres, je trouvé** t>es\ien ». J™^
wf'î 1 ^ **» n v^», par EuoâHH Momi iSavîne). — Butène
celuf cl SS? P Tï r d ' AI1 r a « ne < lire le «e«i« "discSgï ÎS« ^i *?"* * b «» , ™«« "lu même avis au sujet de, ly&a!
ffîl i^~ Pr ° Jet 4 daLtce « a Perspective, quoll I^fctoafc. m i w 13 " 1 * ."i d a« en échange d'un bon traité surfcs
nSetx* ctï*' J' g • * Paf ra0teB I d * ignorance ^S^tS ^^■: • * ains, .1 1ie nous devons entendre le nouveau dwT'.' con *« âtan * * t*P«r sur nouwnêmes, hktoÛS «PPf cher les antres de taper plus fort à leur tour.
: d'écrit» « C f ' 3U a f?1 de \ dMKrent « %«"» décadente, mtfl^î' 1 J*ï? a . à luj ' très P*r»nnelfo ; U ahunbicnie. SSlJi C i ^ ♦ fari « u î? ment : «, quelquefois, on S perplexe devant une phrase, on a toujours vn^ la penléTen jaill,r, comme une flamme assez forocé\ « LaW.^?le^ rer, puisque ça nous amuse », déclare Eugène More] au nés des bourgeois ébahis (je parle des bourgeoiTSe let^is «* fo doute que les autre, le lisent). Et U finit parlplewMp'^ill
H£&?a* v "t. do,t ,Ç oint Iwwer teujour/quant 41a prév*^ ? a «? ^«r- " prend depx. petit. Français, lWi£ vrosé,l autre sain et bon vivant, et lea promène a travers ÏW*- é ïH d * l'^stence: II ressort de ce. éSSS 2> Jl ? * 7°i r de ^ fc ?»«S«*~ C'«* o» ne peut plus français et aussi très humain, à Paris comme à Rome, pour ne ^2
tenr iLtua^ù" ta > M *•£***«•,■ h> trois jTrS! tenr itesinue qu il serait excellent de donner des femmes aux
collégiens dès qu'ils en ont envie, pour 7« calmer Sarcev
réfléchi qu en pleurant de la aorte il finirait par nous donner a nous, «ne petite démangeaison de mauvais ïï™ T™«
S^SS 01 " T*? U * dn " vre sont trai *" soigneus^meS à ?îTv fa!. 8 ^" 01 ?' ° dâns la dé ^éance d/ ND névroié
die de la ï*£ F iï'- * Y * Stirt0Ut ,a ^«""issance approfondie ae la cause. Mais pourquoi l'autre petit Français e«t il
V?utTi e oréf en T hé q f and U ^ néTr0sé «"ffiî£ïïi2S F««;L Prétendre cet auteur morose, que le névrosé est en France, le plus abondant des rejetons ? Alors aue co^lir?
ri™ s 001 ? 16 . Wi livre fortement épicé, où toutes les
ceu q r du U creus?t g U n t* *^ ta fn "« P p,r-des,us ïa no r ! dant comme î»;^ e " U hvre '. saa8 t«"»«, et solide cepenrf. îSîm? • ▼«.mais une vie exceptionnellement torturée. J aime mieux VIgmormue «^«w. ***
P~L 7 j ' /•"' / 4- r '> ^7 *", avenue de Clichv). — La
5SSTJTîS.S to d "M "ine Sï F M «- P-"^« iianaler „,T „ « .* né Ghll: Nous n'avons qu'à le
Se lî, & C D ° v co î. lab <> r atenrs devant prochainement
M n René GML *" * *"— de t0US le9 ^V*^ *'
noîïïîuîî" ^LW?* W.'V^ JuilE » *auv*« d~ Ge- „„ " an .*'- — i.ûistoire de l'antisémitisne contemporain oar
les fcw' Ce . hvr « «* »» véritable bijou wlSe TÔut«
Kï £ire En p-end« S .fer d " r » cc hancetés velou^eî
merveilleusement ■^^^"npàrf^^" ^«^ députés boulanaistei T ivrJ .?. 'i ■ t<ra * nos J o y«nx
conséquent vraX" d £tTste fUn C™ ?,OI i ^l* 1 *' P" r q«i a risqué l'épée dTSÏÏS SuffiTS I, G ~ 33"»
-MÎt'iiî* h?**^* * a . r *•»*■ H«mn (Perrin et Ciel
S fond, il «t dîn : iL ? " dM *? m * entre lui et «û" .U.iH« 'dire, mais L? Siot • *2 *-P~*W. officiel
Ters . £* **, x #r de Judas, c'est encore un batstr. A. V.
roman français
modes ordiAVres 1 F«t-a d-T. ^a£J***"'. *•*****• intention de montli^ „" £? " d i?,°** , « ,it vo »' «l«elmM «t reprocher i lSne H«"evU «^ ^vS"* ■■»■■** V*U dansla perveraion^nïi^iK £ ÏÏ! IJÈ*??* *"**** de cet effort, sembl-t-iî qX ùaT^Z^I *£ ir *»*
moinVdite?ft«i,,ftencàet n lïie P St^!îî^ phu <?««**., cela, la tonte neuve romance JL? ^îLî 1 J*^*"» q«
données les plus récent** j+iJ.™ ^*i ™*f*rm*m*t mm* Salon du <££££££ vZTZSV*" *"?«&*"
gnlarise sWtootl « *â dJriSlÏÏl i ** ««taule, elle M .feà pen près voil£n™s *<ÏÏI - 35 ? p ** cs de J«« de m<rt» par
en se, /W,/^ P^e poïr te ^S^' «"*•>"! ** buts que doit se proposer VÀcri v *i n su ?' ' *'". de » den * nature : ^^pértVl^^S^^ d " "^ d * <*«* •erai toujours^ d'avo^ttf^nn S*™ *" '"f^ '*»
Exploit* par Oscar Minier ^M&*8£ïïï t '/& *£** ' plane encore au-dessus doTéant FlJ -r\% F"* <Ch " M >* il mène dans nn monde de-lett™, «A «- PM n *" »«•• prolettre, (tmnvea-moi w hW d e ™»« Wro ?' Utt >»»•>* de anjourd'nni ?) réussit d^wto^t *e aïil *X^1 î? "* *"' effort, beaucoup do talent.' S «Mte*-^ *»*»• et quant an type de Darnaud le JZaSLL 1 *T"?' grande revne d'nooa sembla q^ve/ûn^ lîKEf Je ta trophe entre le D et 1VJ ce aeSt»» -ï »• P** 1 ** "P 03 "
rectement et oar un ant^r „„-*^ -* « 1 . rre * cn * *ort cornaire de *£$££%£& C ° aMlt biwi U 1™*™ «*-
«&t*M m • ?"• P etrt ~°» f«« en voulant m hâter 1 Vii eût été bien simple pourtant de dêhot», ri. t- ^? A r . n
qui, à défaut d'oririnalUé décélJ T« £f- r<w/rt *•****■*,
science d« vers et n? effort dÏA " m0,nS n,,e ?»«■•
CHOSES D'ART
tx^S'a i "■ P J ° nr les ico *oer*phe S futurs : Eu R ène Car-
ï£? r d * J* 1 ?* 1 " un très **** Portrait de Verlaine ^t Paul Gauguin de deviner un admirable Morêa^nniml^t' un des prochains fascicules de « la Plume » * lUuStrera A voir : *«"« ».
KÏÏS-'S^^ttfe d !f C ^ udeM °«t; des Puvis.; des
Chez Boussod ar Valadon (Boul. Montmartre) • des Cor«t • Daumier; Degas; Carrière; Pissaro, MontiJm • Oail™ ïïV don; Paul Gauguin 'peintures, sculptures sur bois ^ès^r lithographie; ; gaffaëUi ; Lautrec; Guillaumin; ete ' * *
naM r -h GUT ™P™"h - des Vincent van Gogh - Bernard , Guillaumin; Gauguin; Luce; Signac - etc *
hSsUlïïs* dd Mooi,s RoTjof : « *^< - ™