IX
Ce soir nous avons repris les routes où nous passions jadis, nous avons repris le chemin d'autrefois — c'était comme si j'avais revécu quelques heures de ma jeunesse." Or, malgré l'ami avec lequel ie faisais ce pèlerinage aux choses dupasse —
I ami que je n'avais pas revu depuis des années — je n'avais aucune^ émotion mais seulement l'intérêt banal que Ton a a visiter les galeries d'un musée,;
II y a des lombes devant lesquelles il né faut point revenir c#r le cœur oublie, parfois, ceux dont la mémoire saura toujours le nom. Hamfet. qui a perdu Opfeélie mai^ qui connaît encore la fille de Polonais... * Je vous ai aimée auirefo isi. ..^Autrefois, c'est-à-dire le: passé ~ — et comme chante Ophélie :
Non, non, il est moçt, Il ne reviendra jamais !
J'aime les violettes, non pas les violettes des bois mais les violettes de Nice aux pétales longs et chiffonnés comme de la soie froissée — je les aime parce que c'est une fleur de luxe, parce qu'elles ont quelque chose d'artificiel, de comme fait à la main. Et puis, lorsqu'elles sont serrées "en bouquet; en les respirant je pense, malgré moi, à ces mains de femmes qui sont si habiles à les manier,, mains pâles aux longs dçîgts fiers, constellés de pierreries. Mais, hélas! dans ces m^ins, les fleurs se faneront vite et leurs jpétaless'en iront un à un, au caprice du vent, car lés mains AoqtteusQs des femmes belles sont faites pour froisser et pour torturer les violettes de Nice et les cœurs des homhies.
• Parfois^ lorsque minuit sonné et que la soirée devient mauvaise, lorsque le travail ^'étouffe et que je me sens fatigué comme un vieSd alors, je m'arrête, je rêve de vous... Vous "m'en, tendez je ne dis pas que fait-elle, où est-elle? Ce sera!t penser à vous. Non, je rêve de vous- C est-à-dire que j'oublie tout — le livre que ie 2s* même si c'est du Bourget; la ville où^Te S même si c'est Paris. J'ouolie tout et jB me ^We
sur le tapis le froissement de vos chers pieds et îfe crois que votre main, que rqire petite mâi^enfant va se poser surmon épaule, comme ïadis et
^îJ° UT, ^r d ^ iér d î ï'a^e, je suis allé au cimetière. Il faisait sombre,bien que ce fut à peine deux heures Le ciel étaît ^ S 2 DS mS^Or
M^l?? è I e é ï? Shu t ** somm H d '«™ colline' M étant accoudé sur le mur d'enceinte, j'ai conl temple le paysage. C'étaient d'autres collines et puis d'autres collines et puis, touj ou rentrés collines, avec de grandes'lignes blanches - d5 routes qui allaient très loin vers des villes inçon-
celïe' ^15°? j ' ai dÛ me tr0m P ef de ro «^ car Bonheur? J Ie °* ™ 6nait paS à la Cité du
Ernest Tissotv