NAISSANCE W
Point blanc, aussi grand que les mondes, Infime autant que l'infini, Germe blanc, blanche gerbe, ni, Déjà, vain être,, un des immondes, ,
Ni de ceux, verts, rouges ou bleus, Flottant, quêteurs d'un souffle e,n joie, Entre les flocons de la Voie, Bercés parmi les mois Alleux,
J'étais, et n'étais pas encore, .
Du moins, celle-ci, celle-là Ou d'autres que depuis voila La chair et qu'un voile décore*
Point vibrant, ivre dé chaleur, En délice du futur être, En délire de voir paraître.
L'aube du fruit promis : la fleur,
Germe pur qu'un pollen velouté Demain,, qui frissonne aux baisers Rêvés, s'ouvre aux secrets jasé s, Prête aux divines lèvres, toute,
,(i.) Extrait de. g: Chants d'une Passante », plaquette à paraître.
'Gerbe une, nue, en prisme ardant, Fière étincelle 1 de substance, Nuances en préexistence Latentes, Téther confident,
J'ondoyais, j'ondulais, caresse D'une main faite dVn reflet .
Sur un sein dont ^Esprit soufflait .
La forme au gré de sa Paresse.....;
Or, le pollen vivant venu, Je tressaillis, kee. Et la Science S'évanouit de ma conscience, Qu'avait avant mon esprit nu.
Je fus un immonde, un vain être, Je dus tâter l'aveugle aller, Ramper pour rapprendre, exhaler Un souffle inipur, vagir, renaître.
Puis se moule en les moelleux lins Ma chair, cythare des pensées ; Elles s'éveillent, balancées ■Entre les instincts des matins.
J'atteins le temps des" blanches cires, L'enfance aux doigts mélodieux, Et bientôt s'éclairent mes yeux Des lueurs de savants sourires.
Adrien Remaclè.
=7* . MERCVRÉ DE FRANCE