‹ Mercure de France, tome 3Chapitre 101 sur 111 · ANGOISSE SUPREME · texte numérisé non relu

ANGOISSE SUPREME

j'implore Toubli! J'implore Toubli! . .

O EVeils du vent dans les feuillées, ne mè rappelez rien! Ô Mer, ne bruissez pas des souvenirs an-" goissarits! O Vous, arômes, ne suscitez pas les spectres vagues et inquiétants, de mies Passés! Lune jaunesoufre au ciel gris-bleu, que votre morne et immobile silence, brouillé d'autrefois, ne me parle pas!

fimplore Toubliî Oh! si j'allais resavoir le passé!

En arrière, le gouffre noir s'emplit d'un clapotement d'anciennes larmes qui mentent: QhL Si leur source avait été mes -yeux!

j'implore Foublï! Oh! ïl me semble en mon cœur la Secousse d'anciens sanglots.*» .,'..;-

Une longue route assoiffée, peut-être, j'aurais mar- * ché, râlant, les pieds saignants, là tête en ♦fièvre, le cœur : en feu, sous le fouet des inexpiables désirs, et je verrais se dérouler au loin des avant cette route blanche à Fardeur du ciel embrasé, cette route des avant présage des ensuite, peut-être,*.

Oh I j'implore l'oubli L j'implore l'oubli! Exorable

- Seigneur,: écartez, de moi le fiel du Savoir, laissez mes

lèvres s'approcher au moins des fadeurs du douteU*

■ . Phumanachy octobre* rtfpx

Adrien Remacle.

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