‹ Mercure de France, tome 3Chapitre 15 sur 111 · RATIOÇINATIONS FAMILIÈRES ET D'AILLEURS VAINES · texte numérisé non relu

RATIOÇINATIONS FAMILIÈRES ET D'AILLEURS VAINES

A PROPOS DES TROIS SALONS DE i8 9 i

table ?... » Z V0US P as ' Madame, que IeSaloa est déte&-

'lonT.;» 117 abien dix ™ q«'oa n'avait va meilleur Sa-

mauv^f^et^T^^ ^ * û ' ai ^ *«. « Saloa plus

sensibl e L Lntî/evî' I ^ daSal0n ' Madem --«e, me paraît s 'êtr.

/4to?r^^^

veaux, au mois de mai cV.^ P - ■ S ? ^ n b tous les rendus'ils' avaient, àiLâ^^T^^!'^^ Cré ^ s moyen des sacramentels a™ P E£L ^^'f' formu1 ^ ™ générale et comparative sur V Sï^t Précités, une opinion

du Palais de n n P dnstrL S'k^^'S^^&Ûe.' ne sms-,e point assez subtil pour sS« *"• ^"^ tielles, peut-être manouéi/^r -* Ces , n ^ nces différenfaut ; quoi qu'il en S0 ^rlV«/* - e + SI)n * .S én éralisateur qu'il cette i^génSe cJS^^^Jh^.àiAa^j^.

ces sortes de jugement.: Ât*t5 J ■ * a fait ^capable de

fessé que xiJï^b^^g™, ^ ^ Ion Tons les articles qu'y déballent %i£? **** *?*** ? a ~ gobants en badigeon a» d.ïï. à jour convenu les 'né.effet, sans guère Septions fllr?^^ ? a PP arais «*t, . en ment.mêmls procéda nÔnr îi ^.- q " J elon - les «dentiqueet les récompense officfelles^h^î 5 ^' à »"<* la ™** point de vue de Péconomie Ào}?? louables . Pent-être, au a coup sûr , n'ont rieH fefre avex l^r? n ""^ , ma * Vi, procédés, de cette identité SI. Z^. ^ - cette id eûtité des vers Producteurs, doirnécesSrem^„r^ atl0 ,r de * OUS les *" ressemblance des divers aS^ S KSnltcT ™ e absolu « semblance des diverses elnA«£t Qtr * f* unè ^«olne restion ««««^SSSSïyrïP '"-' une producpourquoi je me permets de n™.»?!,.-,' elle-même, et c'est ment absurde de parler ai?/ 11651 . 1111 P eu ««rême- . ment nivelées et certes V^r?^/ d * ces choses immuable- « niveau d'art »! ° rt .^ tran g er « .. * l'art, du famé»

«utile, peuvent, p^fS^^SS^ff-^f^^w

JUILLET i8ox

avant de commencer ces notes sur les Salons, de prévenir le lecteur qu'il n'y serait point question d'art, point d'artistes, mais simplement d'une industrie de luxe, très, importante aujourd'hui, et dont- l'étude ressortit davantage de l'économie politique que de l'esthétique. Elle ; compte pour beaucoup, malgré les prohibitions douanières créées par l'Amérique, dans le commerce d'exportation dé notre pays, et c'est, je crois, une œuvre éminemment patriotique que d'étudier sérieuse inent ses modes de fabrications et ses ingénieux produits, qui offrent, réfléchissez-y; plus' d'une ressemblance avec ce qu'on nommé Varticlt de Parts,

Lorsque nous voudrons reparler d'art (car, Dieu merci, c'est encore possible aujourd'hui), nous ferons en sorte de prendre autre chose que les Salons comme thème dé conversation. Nous aurons sourde tourner un dos obstiné aux géniaux négociants de ces foires un peu honteuses, et nous irons plutôt vers les solitaires, vers îes' convaincus, qui travaillent dans le silence à la réalisation dés idéaux rêvés, heureux des seules jouissances de l'art, dédaignant les gains illicites, les bêtes cajoleries de là plèbe, estimant que l'œuvre d'art ne saurait être primée dans un concours comme un bétail gras ou un .produit alimentaire* Alors, sans doute, au quitter des banales hideurs^ toujours les mêmes, toutes identiques, appenduës aux murailles du Palais de l'Industrie ou de tout autre, bazar national, les. chefs-d'œuvre d*un Degas, d'un Césanne, d'un Renoir, les rêves féeriques d'un Gustave Môreau, les cauchemars horrifiants d'un Redon,- les symboliques visions d'un Gauguin, lès hallucinations diaboliques- d'un Rbp s, les toiles rutilantes d'un Van Gogh, d'un .Monticelli, dvuri Monet» d*un Pissaro, nous paraîtront plus belles encore, d'un art encore plus pur, plus divinement irradiées..,.

Peut-être, en outre, resongerohs-nous des grands noms qui glorifieront ce siècle, des Corot, des Delacroix, des Millet, des Courbet, des Manet, des Daamier, des Rousseau, eux

aussi bafoués par. les jurys de jadis, ou, volontairement s'isolant, s'éloïgnant des expositions et des concours, plus satisfaits du silencieux orgueil de leurs rêres et de leurs créa-r tibns que de tous les hochets honorifiques on des gains réalisés... Ah V pauvre public, pauvre incurable public, refuserastu donc toujours l'aumône d'un regard aux travailleurs

.silencieux et probes? T'obstineras-tu toujours à te ruer à la J bruyante parade des camelots bohimenteurs qui te promettent, au son de la grosse caisse et des cymbales, des jouissances d'art garanties bon teint, des. jouissances d'art extra-pures? Au reste, comment, maintenant, serais-tu capable d'un peu de bon goût, d*un peu de bon sens, d'un peu d'intelligence? Sans doute tu es, aujourd'hui, trop vieux, il y a trop longtemps que tu savoures les mêmes produits frelatés, ton édu-

; cation artistique est faite, irrévocablement faite, le Salon est

'» MERGVRE DE FRANCE

devenu nécessaire à ton bonheur et. je ne crois olus ir,,*™

SbleWevTntr ^' qU ° ** SeQS VavéSefccep!

tibles, devant une osuvre même sublime, de frissonner à 1 unisson du rêveur qui l'a créée ! De temps eu w ;* sais b.en, .1 t'arrive, par feux dilettantisme uar ™ïï£ 'nir îiït' pa n r , S * U P ide danâysme, de t'e^Tr &T£i£E vé^

3S Ïï^Ln 0I ^-J^ t t^^^S ^

^• Eh ^ bieB ' P"' 3 *! 11 ' 1 . 1 ea «t ainsi, parlons donc, pour une

men/yrUrduVaio "* ^ " ^ «*— ^n^nclxe-.

âù Salon £1. i ^ ~ n °î P 01 »t» Pourtant, de la peinture au balou, de la sculpture au Salon, ruais, plus eénéralement de \*J<t„tu re -pour-l e -$alon, de la iculpFrcrLpXu-M™ 7{-ZslTJ e J eS C< ? utu ™ îers et favorise* adulésl ariistev

ïllMitt 1 '■ k dépense vraiment extraordinaire d'ha-

tôitesles tonè e s n e„t r eCh n itlUe ' ^ P^S^^e ressemblée de n^înt „. tr * elles ' «ssemblaace qui va iusau'à ce

nées à^'vir'dln^" 1 " -««^"«tions superficielles^est" "

este delt ^"• S *' P r f médité « indépendamment du „„„•?' 'œuvre, ainsi que des marques de fabriques on

fc 7^'Jur ' S ° UVent ' dé P Ia « r ' d'un tableau àVaifre* ttt' Tadi S. ?" T* n " lle g^de. incohérence en résùf- ,IV11» . „î analogie des talents s'expliquait à peu près

ues Le C "sâlo C n n é e taT nCe ^^ , néCCSS3 ' re de P^SiSS sues i,e balon était presque exclusivement réservé inv

peintres académiques et à leurs élèves. Tous avaient ,nW

tTon d dU l':rt 0a éta ?,ll ; UUne ' P°? sédai -t une 00™^°^tion de lart, étaient sursaturés des mêmes idées usaient rf?c

"^"rffi&il'&lST Pr ° C f d , éS ' P^S-Tla m/ml

créance t.n l infaillibilité d'un seul IdéaL oui était l'id^l "

bnque et estampillé par l'Ecole de Kone' ÀnfeïAffî Académiques sont d^Pn, 10 aa~aa*ZL+ \ Aujoura nui,

fales

SrS^SLif S #TV*- décidé »« nt . « minoriS "*l2 d*nrtL« j! de 1Indust » e ^t été envahies par une- foule '

et officieili s U t« S l' ; r yant bru y al »!^ ent rompu avec les antiques

et dKwfe?& n? ' ne 1 P~ rfdant nullement l'unité d'idée

et clamant irl, k "l'S 116 de le , urS P^décesseurs,. et affichant et clamant très haut leur prétention de réagir contre ces

derniers. D'où vient donc cette similitude de résultats pro-, cédant de. causes qui paraissent tant différentes? !

Ne serait-ce pas, tout simplement, que, malgré cette os- : . tentât oire réaction contre le vieil art académique, lés nouveaux venus suivent des errements identiques à ceux de leurs aînés ?! Ils se figurent avoir affranchi le dessin et découvert la cou-: leur, ils n'ont fait que remplacer, selon le joli mot de! Boulanger, le casque par la casquette, et que proclamer! l'indignité du bitume. Ils se sont. bornés à changer de for-! mules et de mode ; ils n'ont point, ce qui serait la vraiment bonne réaction, renoncé à toutes les formules, à toutes les. modes, à tous "les Idéaux tout, faits ; %]d n'ont point su se contenter d'interroger, oublieux de tou^ savoir et de toutes' conventions, le profond de leur âme (au cas où ils -auraient, une âme), ni en retirer, vivantes et palpitantes, des sensations vraies, des émotions vraies, des idées, pour nous les montrer, naïvement.

A quoi d'ailleurs, cela leur eût-il servi ? Le public qui admire, le public qui achète, lé public qui sacre grand peintre ne tient guère- à toutes ces babioles. Il demande . qu'on ait du talent, tout simplement, et le talent pour lui c'est, ils le savent bien, l'habileté, cette habileté prodigieuse des mains, cette habileté de prestidigitateurs que tous possèdent presque au même degré.

D'ailleurs, cette sîne-qua-non habileté, nos roublards industriels Font, en leur ateliers, baptisée, vraiment maquignon- ■ 11 eu se ment, d'un beau nom fort certes idoine à inspirer le respect au bourgeois; ils rappellent : la Science, * — La science de l'impersonnel et du banal, sans doute L„. Ce mot-là est même, le grand mot des artistes actuels — comme ce fut, d'ailleurs^ celui des Académiques. On s'en sert à tout bout de phrase, pour assommer le: piteux ; profane qui, n*a point la foi-

. — La science !... Monsieur !,.- Mais la science ?.... Alors vous ne croyez pas qu'on ait besoin de science ?... Mais les Maîtres, Monsieur-...- les Maîtres y croyaient, à la science L*. à la science.!*./

Eh oui, les Maîtres croyaient à la science et, ce qui est beaucoup mieux, ils la possédaient, et c'est pourquoi, je. ne puis me persuader que nos modernes badigeonneurs tiennent bien la vraie. Car, enfin, point n'est besoin d'être sorcier pour distinguer, la radicale dissemblance qui existe^ à ce spécial point de vue* entre nos petits bonshommes dé maintenant et les grands artistes d'autrefois Prenez^ par exemple, une œuvre de Michel-Ange, une de Raphaël, une d*Holbein, une de Itubens, Aurez-yous besoin de les longtemps étudier pour, en chacune, discerner une science du dessin, de la couleur, de la composition, également profonde, et pour, d'autre part, constater que le dessin de chacune, que la couleur, la composition et le modelé de chacune .sont essentiellement dissemblables ? Pourquoi ? Sans doute parce que, les uns et les autres, ils ignorent çette ; hypothétique Perfection, soit-disant

absolue et ^contingente, quasi-entité métaphysique inventée

en cou W ^^5* V*™"^' • ik Possèdent, *û dessin et en couleur, une perfection pour ainsi dire psychologique c'esta-dn-e très relative, très variable et très individJdle -1 sultante, ou plutôt s 7 *^ «/«m» de toutes les^'ivefsi spécialisations de leur âme propre. diverses

lin existe donc point, ainsi que beaucoup veulent auîourd hui le croire ou le faire croire, une science du leW ™ e s«ence de la couleur, mais mille sciences du dLm^TdHa couleur, de même que mille différentes âmesd S« fit ces

riablel ^^J^^ deS - fiBthé * «*«*aito.^5 £va- "ÏTti- d ^ sns des contingences humaines des loi* Préétablies, qui peuvent s'étudie?, comme les matuén^oS

rafw, en un certain nombre de formules schématiques éternel-

aS Vra J eS - EU f «'^^ ornière analyse, deslaWèT teùt autantquela parole articulée, puisqu'elles servent Eanssl à la traduction de psychies.Com^mefelanKaffe^rtkulé iS des particularisâtes, échappant parfois vuïaire m a i

™ ™? Ct r° { ? ades ' P^icularisations 4nLd t de la dïfierenciation des âmes d'artistes, de même que les tetonationfet les expressions spéciales de chaque voix résultent Te îa

d'S r Se° n c'e e s S t 3rynX - CC ^ ^Vrte surtout £ÎW a un peintre, c est la conservation de ces diverses oarticiiïari tés du naturel accent, puisqu'elles seules noasdonnenftàr correspondance, l'indispensable vibration de son âme d'artiste

\L q f° a 3ppelle a ?Jo»m'^ -Hrè savait, n'esWe pas "perdu, par une opmiâtre étude, ces mêmes particularisés

avoir d'accent !

Aussi bien, doit-on s'étonner de cette universalité de fausse-science marquant l'universelle banalité *deT sons-bar Z ?ï 1t "■ d ° nt s ' eQor S n «lHssent nos Salons ? Franchement U faudrait ignorer comment se recrute cette formidable et

|"ss^ r nte%^ntts r d PinS t ^ rapinCS ' ^aaTetÏÏnée iw 1'/ , . dou x-fleurantes sécrétions constituent

il? ri d ? S pa > 5s P rêtés P ar If** ! qu'on y ^ÏÏ

ESéâSfflT vo^ + 1r ^"^r f, jéaaes « CQS ~**£*M a irrésistible \ocation de îa palette* Les Tinrent* i„;« ^

St eS Cest C a rf IeS , P , arentS paires d'a P S' eïcôurï %l?h est J . < l ne . le P^lic se persuade de plus en plus eue L peinture est mteux qn'un art, une sorte de négoce Dal fat gant n'exigeant pas des facultés de premier ordre efincom"

.SÏÏS"ffi. P « bS C rS- qB " ^ i d ^ rie ^ï'no-eaute: fecilemént au ^c^ P v bhC ï qUC leS P eint r« vendent, assez 7,?*tî !? \ au Poids de l'or, leurs petites saletés , alors aue les

de faîmîtr?' ^P*?,"*' P oètes . ««fc-as-, meurent soient

et misées V oï C L "h'TT 1 d / f ° rÇat6 "esœ-nrees vaiS l«Sw « * chuchote, dans les arrière-boutiques

lL ^^T T BS deS P^^épmaleriesdes Meissoniê^ et les grandes saloperies des Bonguereau, - le Jï. Homais

d'aujourd'hui ne. trouve point assez d'encouragements lorsque son. fils lui .déclare « sa. vocation '», et dès foules de petits Ho mais se mettent à étudier la technique du badigeon nage, et leurs papas de dire (j'ai entendu le inot) : — « Mon hls apprend, monsieur, à devenir artiste ! . . - ». Ils l'apprennent, en effet, ils rapprennent si bien que tout le monde se déclare très satisfait des résultats qu'ils .obtiennent. Regardez-les, au Salon, les, petits Homaïs, tous les petits Honiais !... Ont-ils assez de talent ! Ont-ils assez de science .!... Ils connaissent tous les trucs, tous les procédés, tons les escamotages, toutes les ficelles, tous les moyens d'être génial sans génie, et même spirituel sans esprit 1... " Et ceci dit; comment maintenant s'étonner de la similitude, de* toutes les peintures exposées et . de cette fameuse habileté qui se retrouve en toutes, toujours invariablement la même. ' Soit plusieurs milliers de calicots, à aspirations artistiques, et pourvus, tous, d'intellects banaux comme des fours. Après quinze pu vingt ans d'études, devenus très habiles et très savants, pourquoi ces calicots seraient-ils

• moins banaux qu'au début ? Les neuf dixièmes des peintres dont nous voyons les toiles au Salon sont-Us autre chose

: que les' calicots en question ?..: .'

Mais, ce n'est point tout; Nos peintres de Salon se ressemblent parce qu'ils sont, a leur début, tous également doués delà même absence d'originalité et de la. même absence de sens artiste, parce que, tous, ils arrivent par l'opiniâtre piôchement des mêmes méthodes et des mêmes procédés, parce que, tous, ils poursuivent le même idéal commercial. Ceci est entendu j mais il pourrait se produire que, ■ malgré cette nécessaire identité, de fonds, qui est tout, îl existât entre eux (ce qui serait peu, mais ce qui serait mieux que rien) une certaine dissemblance extérieure et de détail. Pour cela, il suffirait que chacun d'eux eût assez d'intelligence,

four concevoir lui-même une quelconque idée à. développer* 1 n'en est. rien- Nos jeunes aussi bien que nos vieux calicots sont (et c'est . la leur grande force, la vraie cause dé ■ leur succès) incapables d'avoir l'ombre d'une, idée, et dans tout, jusque dans le choix du sujet, chose presque insignifiante, se contentent dé faire ce que tous les calicots du monde considèrent comme le summum du bon goût ; ils suivent la mode ! Or, là mode est aii joli'r— un joli qui n'est point de tous les siècles, un joli qui peut être et qui est le plus souvent très . laid, mais qui n'en est pas moins le joli de maintenant. Définir cette

tïcle pour Salon et n'est-ce point là un des éléments les plus importants de cette complexe industrie ?) je tenterai pourtant d'en montrer les plus saillants caractères.

Un des principaux consiste en un essai de fraude sur le

monsieur qui, aW une ^rie H? £*' £ ?""?•?* coup... Le sur la toile, nous procurTËmnt. /> «"Mèrement jetées

finie que les pignocWs À^T. ° a d aae . ch <«* «nie, aussi taient les feJlârilTdÎLi^l &!?>&*** W comp-

- Quel joli talent ! QueVe natl °r dl * SUt0 ? r de lui :

Comme c'est enlevëVcom^ ^fî /^"V? 6 c est brillan t « c'est joli ! ' t - omme c <*t joh ! Mon Dieu, comme

Néanmoins, il en est d'autres ont arrî^r,* sultat par le moyen contraire d^USe "de,"^" *! deux poils, et du microscope. Ceux-lT on *£- b iT, â

loupe. On s'extasie «ir T« ™i: Z t > ,? n les «garde à la

(c'est lisse comme 'une toflê 9 "^ ^^^H? 1 ***"» s'exclament généralement • *' ' K ' leS ,olies fe "a«»«

- Comme c'est Joli / Comme c'est distingué '

^VeTiT^ parce

Iette, p arC e qSe c'est l'indicé d'un £én?e ^ n C0Ute \ U - pa -' amoureux des réalités solides. Il pein"t fcutu J& F*™?' tous clairs, parce que le bitume S „l,f« 4 i ^ " dans - Ies

ev:te les brutalités^ coloration q?&4SS < ï f^" II aime les tons irris ces +on< *wïî \ i 5 ra . ient ie public, finesse excessive^Lorsqu'U veuT «^ laré P utatl ™ d'être d'une radical, c„ tomme de pr^rès Jl * m $TJ,J? t au <Mcieu x , en Toujours, le dessin, la wlrltion T& f IaqU 1 vioIette ' vent être impersonAels ™vS2f'JrT a Mn, P Mit ^ aidant le tableau, le spectateur n* '£■* * ? arCe . ^' ea le S™tableau, mais par étalent de vJiVL^ "*" f rap P é P ar le « Quel beau portraft ' Quel S u6erwt' J nedoit P* dire:

habite po rt »& to i..V<g; 1 ^^jgaf ; : toais: * <**

pression de joli CepenX ce*,?* 1 ^ obli g at «re imfavorables à'cet aimable cStumaï • tout^ l ^^««eat toutes les polissonneries tousTsfai'ti J?£ s ks . P a ™»enneries, les patriotiques DathétUm^c L ♦ î * d,vers ««avants, tous les nudités^ ^femmes s^nttîff" J" i e » ti ™èntalités. tontes

contraire, le iS^^^S^^^"^ ?

s'amuse à traiter une hfdeur Mat ,u« d étonnement,

facture reste la même aussi brillât Ç ? mme to »J°»". sa

Jolie ; on deviae q« ie SSîf ni iS^i W j* 1 »? 1 ' 116 ' aUSsi nulle recherche profonde Teïau'nïà ,iï?P Xé ™ Ie éiaotio «> de stupéfier, de scandale ■ o* ^ «mme flditT^ ! ^ désir public, — simple boulevard a ™ i dlt ' * d épater » le

fè vres,' quelque" WM&ffS^? 1 ** ^ ""** * a ™

t^i^Jt.^ t &ï^ u d sr? Bt d . e toate *—

et l'affirmation d'une adressa Sl'Jf ^ "Cherche naïve, beaucoup d'analogie a*2 le M??\™ lT % des ^'tf 8 - » â laire : ? P Le «** JS'J^fe S £^£ £*"* Bande- « d'ecnture, doués d'une bon'ne main rf^Aonne T-e

« taillée pour l'anglaise ou la coulée et qui savent tracer . « hardiment et les yeux fermés, en manière de paraphe, une « tête de. Christ ou le Chapeau de l'Empereur! » (Cependant le préfère le mot : joli, parce que, dans les ateliers, le mot : chtcz ^unsens trop étroit: «faire de chic » signifie faire sans modèle. Or la plupart de nos faiseurs de joli font joli même en se servant du modèle, ou plutôt en ayant un modèle sou* les yeux. Car, en fait, ils s'en servent si peu et d'une, si extraordinaire façon ! .., :

Peut-être ne suffit-il point en effet (bien qu'en pensent ces Messieurs du Salon) pour faire œuvre d^artiste, d'avoir un modèle sous les yeux et de le copier plus ou moins exactement, d'après des procédés et des formules dès longtemps ap^ appris, formules, dont, en général, le but et le résultat sont de supprimer le caractère même du modèle et de l'envelopper desin.sjgnifiances de lignes et de couleur qui constituent le banal idéal à la mode et la psêudo-periéctîon morphïque de I Ecole: Une œuvre, d'art n'est réellement œuvre d'art quà condition de refléter, ainsi qu'un miroir, Vêmotion psychologique éprouvée par l'artiste devant la nature ou , devant son Rêve. Cette émotion peut, à la dernière limite, .'

n être qu'une sensation pure : sensation d'un accord particulier de lignes, d'une symphonie déterminée de couleurs

Maïs, quelle qu'elle, soit, elle doit exister dans l'artiste qui peint et elle doit être suggérée par le tableau. Je suis vrai- . ment honteux d'avoir à répétailler des rengaines aussi banales, mais une simple visite au Salon vous convaincra combien ces sages conseils sont inutiles pour y faire œuvre de maître et y être sacré grand peintre. Regardez ces milliers de toiles les unes après les autres. Vous pourrez toujours ronstater cette habileté dé tous, mais aussi la négation absolue de ' toute émotion esthétique. Vous comprendrez^ vous ne sentirez pas les sujets traités* T

Tant de talent et tant d'habileté pour cacher un tel vide d^dée et d'émotioii vous fera peut -être, il est vrai, si vous nêtes point M. Public, ce que je souhaite» regretter la chère

naïveté des Primitifs, qui traduisaient, eux, comme ils pouvaient, avec une si touchante ignorance, une ignorance que moi j'appelle LA VRAIE SCIENCE, tant de Mandes et de profondes psyçhologies l .

Enfin — car il faut bien terminer ces notes d un coniestable intérêt — - voici une dernière, et; non des moins importâmes, .conditions de l'œuvre qui s'appelle d'art, au Salon : avoir 1112 conception spéciale et d'ailleurs absolument fausse du réalisn e; lequel consistera — que vous, travailliez dans les modernités, 1 histoire ou les mythologies — en une analyse autant que possible méticuleuse, en des essais d'illusionnisiù es, détrompe-, lœil, de décoration théâtrale, ou, si vous préférez, d'un mot, en cette stupide croyance que reproduire la nature servïle-

ment, par ses côtés les plus, connus, c'est-à-dire les oins tnvianx, c'est faire œuvre d'artiste. Les' photographes auraient! ~ Ïu'â en Si* qUe Ch ? Seà démêler aV * C l'esthétique? Soi r D révoir CW %5?Vf aces d . e CC be , aU P^cipelont feclles LFnm^ ï- ^i- ab0rd la constance d'un choix de sujets ab-

dont^ t a «*£*ï«l™«»ÇM haine des sujets dits pompiers: et dont la banalité n est même pas relevée par FinfeiWtatiôn qu. reste, je le répète, photographique. Essayez, s "vo^s goutte' feux a^oLl* &1 ^ iTO ". l<*anecdotesdê coudeÇe^ serWese^ , % C ° m ^ 1S " VOyaSeurS ' les ^tteries de luisine t1t£« H™t ? cadresd o r < cette année. Et c'est aussi ces ten-

de S5 1 ? JG 7 ienS de parIer ' d'iUnsïonnisme, de.trompe-l'ceil, fi? * rad ? Ctl °? 5 e «««««neirts instantanés, impossible et inutiles a la pemture; antinomie absolue de l'art véritable Et c est encore et surtout l'oubli complet du style, du™rf s^yie

Tr^ t n - CSt ^ e la ^Préhension de fintehtetLtiYdes formes, et qui est devenu impossible, d'abord par Toubli de toute synthèse en art, et ensuite par cette.croyanLunrvTrseUe et d~ C ° m P° S , ltlon et Ie dessin, «'apprenant dans delécoles fJïï + manueIs ' ne sont point le résultat d'un travail déductif, très personnel, de l'esprit de l'artiste. *

au! seront ai, £?. ? ♦*• co ^H^^ *« règles techniques nn^ „T a fab " catl0n des milre admirables toiles-pemtés

2es ouvr a ?«T nS ' + Cl i aq ? C an . née / «"templer dans les Salons. m*m~ S *À statuaires s'exécutent à^ peu près selon les mêmes procédés, mais, dans cette partie, la concurrence est

On S co P „ re ' leS ^ énéfi ^ S étant ' dit -°^ *™s considérable!. T. Un comprendra, après ces considérations générales, que ie

nU™* 1 ^ ^i™ 11 * mesure, la traditionnelle promenions*! ^chefs-d'œuvre des deux..; que dis-je ? & trois

Ia A MortlTTiT È * S S l° ic l tout d'abord le grand clou :' trk^Zl f Ba W° ne i .*» Rochegrosse, une énorme tartine A»L Â 'tV deS DUS ' des raccourcisi des natures^mortes, .

t™ , i- rcl ? lt ^ c * ures , comme en .font Rnbe et Chaperon Pour Ie S feenes. du Châtelet. — 'Quelle science! (Se science!! Puis voici la mort de Sardanàpah de ChalonTéKâ-

«ïïf-ï ?" nUS ' d6S raccour cis, des natures-mortes, dans des architectures comme en font... — Pourquoi n'est-ce pas du

TJ7e\%*t é f al i qtt J lle Science! S^«e science!! 1 «S il • r JP°f" d ? &?"«■*, et ces cardinaux de Vibert, et cette robe a paniers de Toudouze, et cette «ôuto <f««*r de T P i-aureas, et ces déjeuners de chasseurs de Fouace, et ces fi ni C-W. Bouguereau, de Comerré. de B.. Constant, de MuD^acsy, de Gérome, de Bonnat, de Desgoffe, de Delobbe deLefebvre, de Clairin!... Quelle science ! rQpdle icîencWm

sionfnnn e A Un ^ *'•'*>, ™1 PUur ™ s * mais ™ les connaissions-nous pas depuis longtemps? Les Regains de Quiimon,

Imith V°% de Tan xf' d l S cboses Cessantes de Wiïhem bmith, L. Simon, Vounoh, Darièn, Chéca (Quel malhenr,

JUILLET i$q;i 39

Monsieur Chéca,. que l'Ecole des Beaux-Arts ait prodigué ses douches réfrigérantes à votre belle' fougue espagnole!),, de Ju- '■ lien Dupré, Jules Breton, Virginie Demont, Mesplès, James- Guthrie, Franc. Làmy, Hl Martin, Français, Fantin, Aman Jean, Harpignies, Lecomte de Nouy, Pierre Lagârde, etc.;

xùi extraordinaire conseil municipal de campagne de Buland; des sculptures de Falguiere, Me rcïé, Caries, Saulo,/ Henri Cross, Caïn, M™»? Coutan, Savine^Mayer, Sinding, etc. . Aux Champs dé Mars. — Il convient d a bord de mention* L ner bien à part une demimoozaine de ces artistes véritables . qui, comme je le disais au début de ces notes, s'égarent par* fois dans un salon, sans toutefois jamais en modifier la banale médiocrité d'ensemble. Voici Puvis.de Chavannes avec VEté y une page de poème admirable, et deux autres panneaux merveilleux; Whistler, avec -an portrait de femme, d'une superbe distinction, et une marine; Carrière avec les portraits de Verlaine y de T>audei y et quelques-unes;, de ces tendresses de rêve qu'il sait peindre; Sisley, avec sept rutilants paysages, Raffaelli, avec des paysages de banlieue et des bronzes, Gaugnin, avec un bas-relief de. bois sculpté et des grès émaillés. Et maintenant, quelques autres noms, en hâte : des ensoleillements toujours un peu farineux de Montenard, des portraits excentriques de Blanche, de Boldini, de Besnard (je préfère de ce dernier ses cartons de vitraux), des. faux-Carrière d'Amand Breton; des portraits de Carolus Duran, Duez,Gandara, Marcelîin Desboutin (le. Sar Pcladan\ Stevens, Toulmouche (horrible! mort horrible!), Roll, des chromolithographies de Delort, des photographies de Jean Béraod, un bon Ernest Renan d ? Ary Renan, un excellent pastel d'Anquetin, un tombeau de Bartholomé, une tricoteuse de Baffier. ■ ■'Et maintenant.au troisième Salon, au Saxon des Refusés. Je ne m'y arrêterais point, malgré dés morceaux intéressants d Aiiquetin, de Lautrec, de Léon Fauché, si je ne m'y étais, avec une joyeuse surprise, heurté aux, œuvres étranges et, dans la. bonne acception du mot, magistrales, .d'un peintre dont j'ignorais jusqu'au nom, qui, d'ailleurs, m'a-t-on dit, expose pour la première fois en France, M. Henry de Groux. Le Meurtre, Le Pendu, Z* Assassiné, et surtout cette caftçhemardante vision des Traînards dévalisant un champ de bataille.* Ces pages terrifiantes j qui font songer à' un Delacroix foufurieux, à un Goya ivre, à un Çaravage; sanguinolent, m'ont paru révéler un artiste :très à part et vraiment, si grosse que soit cette assertion, de.génie* '

G*- Albert Àurïer.

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