‹ Mercure de France, tome 3Chapitre 16 sur 111 · SUR « STROPHES D'AMANT · texte numérisé non relu

SUR « STROPHES D'AMANT

Ledercq. ^ '* Sentitnentalite e « **. Ou ": Julien

Car ce nom rimera peut-être — nul plus que moi ne le désire - a d'autres syllabes, à d'autres plus hluts desseins : mats ce que le poëte a fait, cette fois, cït cela que j ai dit. Il Va délicatemeni fait, et ce premier pas a de la grâce. Bien dansé, poëte,' le menuet des Premières amours et avant donc de lire cJ%j£fi£l

StropfeT^ S " bUleS ' V0 ^° nS Un P GU d * S?ÏS-

en L p h r oIe ir de e r eS i.î ëd , Uit A e '- merveiIle d^ ce prélude en prose, de G.-Albert Aimer. — un poëte aussi et

entre tous, de ceux aimés, espérés- dans «H* nés

doucerneni i 1" SfS Pr?P r es expérience^ se penché jeune™ ™ e fo,bie du ^ère un peu plus

cetttTnTSî S""!? ^ ■******'£ g^mande, cette atne demi-noyee de naïves larmes ; ° . ,'

Assez de romances de trouvère amoureux assez él+--*h* n K S.?^ ^-entâl : .Pneu^e^ut^

Peut-être tout de même fallait-il que ces choses naïves et faibles fussent écrites : . si peu féru qu'on so ?t de sent! mentalité, on ne lés Ht point sanfe™ Son D „ Suante Les lit-on? Plutôt, ne fes relit^n pas" C« n^r" KÏÏÏ - rîdlrr,- ^^.robjet chai^t C n on Pe pa;

P uspures alhi- nC * ï* absolu de ™« «loù les Plus pures ambitions - c'est notre propre: histo ire, ô

(i) Poésies, par Julien Leclercq (Lemerr?). :. '" ; .

JUILLET 1891 ' 4r

nous qui écoutons, aussi bien qtiè celle du chanteur» C'est notre histoire des temps, meilleurs, d ; avant les coupables folies, des:' temps héroïques et tendres r d'avant les diminutions du'coèuf :

Car l'extase- héroïque et. le dévouement tendre Aux cœurs diminués ne se révèlent pas (1).

Une odeur de printemps triste, cesStropJies £ Amant. Si elles, manquent de profondeur psy-cho-lo-gi-que, ce n'est pas de Sincérité. Elles ont Taceent religieux de la poésie vraie; l'amour leur est un culte, et vers la «Vierge; aimée > Iè poète va « dans un décor d'église. > Elles ont, les toujours déçues, lé goût passionné de leur tristesse et la savourent aux accords des musiques lentes :

; Musique désolante ! écho d'une voix sœur ! .

Nocturne dont la phrase aux fluides nuances D'une étreinte mystique embrassait ma douleur! J'ai bû lé cher poison de tes condoléances*

Elles ont la perpétuelle jouvence des espoirs intaris-, sables, sitôt taris :

Comme le Voyageur d'un navire en partance, . Voguant vers un pays plus chaud qu'il croit ailleurs, Loin d'un amour qui fuît dans une brunie intense , . Je me livre au courant vers des amours meilleurs.,. Et l'approche du port me couvre de frissons* . Du port où deux yeux clairs brillent comme des phares.

Tournez lavage, les yeux clairsVenténebrent : .

Vos yeux sont le péril caché sous les décombres De notre amour pareil aux ruines d'un manoir,

Aussi, pourquoi jamais aborder! C'est peut-être cela qu'enseigne de plus constant l'habitude de vivre : qu'il ne taurrien réaliser — qu'en rêve, et n'est-ce pas cela, du moins, qui fait les grands poètes,- car, le poème* n ? est-ce la plus offerte réalité de rêve?

Mais l'allure de ces Strophes toutes- lârtnoyarites est trop celle de la défaite, ;

Mon cceur est un enfant que Ton à maltraité 1 * . - Et qui, meurtri de coups* cherche un coin solitaire: Ou pleurer, dans l'exil d'une ombre, tutélairê, : : t Des. larmes sans révolte et sans méchanceté.

L*àc cent est. d'une évidente sincérité/ le vers d'une (ij PaulJBoUrget. . .

£lW ltt ; ? ais 1™ ? « pourquoi pas. de la révolte,, smon de la méchanceté ? et où chercher ce « coin solitaire », sinon en soi, sinon dans ï'asile inviolable des

L PBn ^? Ï. U sa Ç! e ? t les PK» d'un drapeau de victoire spirituelle en déprt et au-delà- des déroutes de 1 amour ? Et ce goût de la mort : * •

Je suis mur pour la Mort, les tristes n'ont pas d'âge.

Non ! tu mens encore, joli vers.

hJHl J A m !. ^"Pf-No™ mourons vraiment à toute heure. Que de fois, helas, avant de mourir ! II est mort celui qui a ecnt les Strophes. Eh bien, j'en veux nn peu

♦ f ■" T^V^ de me donner cette sensation d'un a "*r£ 01 ' de lui -™eme. Qu 'est-ce que cette chose, toute

2t? 7 *l hvem t n ? F assee ei <?"*' « «f susceptible ê aucun développement ï Au vrai, et c^est la plus révélatrice part de noblesse de notre, humanité, nous ne nous intéressons guère qu aux promesses, qu a du futur au voile soulevé, qn. a des pas orientes vers un but. Ce re/rard en arrière c est comme de l'histoire, comme un récit détaché des destinées du vivant d'aujourd'hui et que rien n'y reliera •La forme a pris au fond des nuances harmoniques de passe. Vers bien faits, un peu anciens. La poésie, en. ce

«Tf '^ ™* UX * ae la P oéti 1 ue - L * langue est simple, sans très précieuse rareté. • ' ■

Ce dont il faut sans restriction louer Leclercq, c'est d avoir ose dire des sentiments vrais . dans le simple désir de les dire tels qu'il les ressentit, sans emprunts, n> a droite ni a gauche. Il a su, parfois, àinsï, avec les mots es plus usuels, ..concerter des harmonies où vibre Ça \t - Une n ° te non encore entendue telle «n *,,T ô dernier mais ! — de la «. chronique, > tutelle «: d ame », est-ce bien de la poésie ? .

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