‹ Mercure de France, tome 3Chapitre 57 sur 111 · II HEURES · texte numérisé non relu

II HEURES

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déterre sur un cercueil fé^D^^g^.

Des chansons me montent aux lèvres dLSÏÏ»

d adieu. Je vais- écrire jusqu'au bout. On drt qu'il va eu

Ils sont trop nombreux les papillons écarla*« «„; voletent tremblants, je... F écartâtes qui .

— A cet endroit, Jacques avait cessé d'écrire.

Gaston Dan ville.

ÊPITRE A MORÉAS

Mœcenas, a t avis édite regibus ...

■Toi qui, d'un mouvement de strophes cadencées,

Par Je sillage émerveillé du Vendômois,

« i\ ous rapatri s aux Ibonjs de la .pUre Qdyséé'e »,

Mignon des Muses qui te rangent sous leurs- lois ï

Tu .sais quels soins divers se disputent les hommes : L'un, jaloux du Centaure, est seulement joyeux De faire voler la poussière aux -hippodromes, Où conquérir un prix qui .renflé jusqu'aux dieux!

L'autre, n'e- dédaignant le. plus humble des rôles, Du peuple ôutrecuidé se.fait le courtisan, ■ Pour en- quêter un jour l'hermine à" ses épaules, Et d'où nouer la pourpre, éclatante à ses flancs.

Celui-ci, possédé d'une manie étrange, N'a souci que du gain imbécile et ne dort Que s'il a rassemblé la Lybie en ses granges Ou confisqué tout ce que l'Inde a de trésors!

Celui-là ne ce plait qu'en ses terres natales Qu'il cultive et moissonne au gré de la saison : Quand on lui donnerait tous les coffres d'Attale Il ne changerait pas son modeste horizon.

Non, certe! il n'irait pas braver — d'une traverse Abattue à grands coups de hache aux bois^profbnds De Dodone — la mer Egée aux flots adverses, Ainsi que les marchands insatiables font :

OCTOBRE 189 j

WnT vf 1- écha PPés aux marines colères, Jurent qu'Us n'iront plus quitter le port certain Et que pourtant, tu vois, pressés p„ là mfsère' Presqu'aussitôt cingler vers'nn nouveau bdW

S? àï vmf d " ^ Massique ' c>est « *«•.

Ou'H . Jft ' S ° US d< * feaUIes k ^«u toit, « sa félicité se jauge au vin qtfil boit. •

• '. ^ ^. es iP. ^ lâchasse,. ouBKeui d'une épouse •.. .Ou. que le sangber n'éciappe à leurs filets- . , . * ,

Sonnée- anx camps bruyants, suivent le train guerrier' f ^ r Ies , c<mh ^ q* ftnt. trembler le cœur des mères ■ leur main-sanglante y veut moissonneras lau^erT '

■ ■ " Moi ! qui m?isole . ^ t . o . s 6Ù c , est ■ ^ .

. 7; 01 : T dl X ln Conteur et le seulou j'aspire C'est de ceindre Fhyefre, ami des doctes fronts!

Mon nom déjà rayonne et Polymnïe accorde ■

,DWUe r sur la Lyre à mes doigts musicaux, On inut qu'elle-même ,n a tendnles cordes ; ■ iuterpe se complait au bruit de. mes roseaux;'

.^ajs de te plaire, uniquement ambitieux; :'

Maître ! S1 ta mW ris au rang de tes Lyriques, Mon. front démesuré grandira jusqu'aux cienx.

"•■■.■.■ EiNEST RAYNAÛD. ;

316 MÊRCVRE DE ERANCE

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