PRESCIENCE
■ y Sol de Stella.
.', Elle puvrit sa fenêtre : ^^«wd. .
.„„ Cétait un Paysage de printemps, ieune bas fïnî un paysage daube attardée et de lueuïs artïnduS'
î^^^é P W 6 ^ ^ ?- n vers S aWsofê suTaulûlWmauvfe" de feuilla ^ -enfance
lJJjc eu , t + u V rrêt ' avant ^exaltation certaine des S V lt * nd T*- ^ ue lq«e chose de clarSiant allait surgrr dans; une bénédiction: prochaine L Etoile mystique accouchait du Soleil d'Amou? Elle referma sa fenêtre, disant : / aAmour -
PROSE POÙÎr"uN PQÈT3E
«Pense,disait.lePoète,pen S e au pâle abandon »
Il faut sa v-nfr 7~? ? s SOucis ln candescents.
core ceci nnl T U Ce - que SaVait le Poète : en-
-uiiaii pmsi » Ah! même dans un grand calm*»
ne ton et avec e-e^tpc à i« t„ * • # * ■ cau B.e vous* — ca rnntffo,-^- ^ T^t-pis-que-voulez-
eiFarouchls S n^ * - ? 6S San ^ ot ?' et P as « Passant ^t« q montassent résolument à
1 assaut du pauvre cœur. ' u " A .
H faut savoir encore qu'elle dit, après un si- ,
lence : « Me voilà toute seule. Reste à s'organiser arranger sa vie » ; et qu'en disant, elle torturait par des poses inaccoutumées ses bras, — oh ! eux très beaux encore et même relativement superbes' relativement à l'inconsistante jeunesse, — ses bras veufs du cou très cher qu'elle. aurait- eu tant de joie a étrangler pour qu'il ne se pliât pas une fois de plus sous l'étreinte de bras différents — oh ! oui, on pouvait le dire — des siens!
Il faut savoir encore qu'elle avait un "vrai gros chagrin, en la pantomime des simagrées obligatoires, — car, seule ou pas seule, est-ce la même chose, voyons? — et que, si elle avait été seule, toute seule, elle se serait vautrée sur ses tapis, se serait saoulée de larmes amères et de « Àh! mon Lheu ! » toutes les deux secondes, et de « Qu'est-ce que je vais devenir? » dans les intervalles, et de
— car elle avait de la religion — « Sainte Vierge Marie, rendez-le moi ! » ..
Il ne reste plus rien à savoir, hormis ceci, que le Poète avait beaucoup d'esprit etWil faisait des vers, des vers « Ah! ma chère ! des vers' oh' une grâce ! un chafme ! Enfin, avouez qu'ils sont men. Des caresses, vraiment oui, inexprimables des caresses, des caresses... » i
« Pense, disait le Poète, pense ad pâle abandon... >> Et la pas jeune et guère plu/ jolie femme devenait toute gracieusement pâle et finalement,
— tel^ qu'un ciel enflammé des avant-crépuscules qui s atténue vers les candeurs de l'agonie — t0 ïu blanche > toute blanche, toute blanche../
Ah! prends garde aux poètes consolateurs prends garde au Verbe, à la magie des réalisations, prends garde aux Mois qui se dressent et vivent aux évocations improvisées, aux incantation^ créatrices, prends garde aux logiqt.es de la Pa-
pas vaines.
rôle : — toutes les syllabes ne sont Le Poète disait :
« Pense au pâle abandon des vieux lys solitaires. » J
Remy de Gourmont.
OCTOBRE i8 9 i